C’est donc i Télé qui aura été l’une des premières à souligner l’émergence de la photographie mobile, même si Olivier Galzi la présente comme une « tendance qui risque de faire bondir les puristes de la photographie » ! Justifiant le reportage par la tenue d’une conférence autour de ce phénomène mercredi à 19h à la galerie Daniel Templon dans le cadre de la Social Media Week, le reportage n’apprendra pas grand-chose aux férus de la photo sur Smartphone mais les agacera lorsque la photographe reconnue Eve Morcrette parlera de recul et d’appauvrissement, de minimum et de simple effet de mode. Rien de moins !
VuThéara parle quant à lui « non pas de révolution mais d’évolution de la photographie », mais n’est-ce pas, tout simplement, une autre façon de pratiquer la photographie ? Laquelle se définit par la capture sur un support de la lumière. Est-ce à dire que le sténopé, qui n’utilise qu’un petit trou pratiqué dans une boîte noire, ne peut être de l’art ? Ni de la « vraie photographie » ? Tout comme les Polaroids ?
On voit bien pointer les chiens de garde de « l’Art officiel », prêts à tout pour défendre leur territoire, et mêlant dans un brouet infâme toutes les photos postées sur Instagram ou Flickr, comme si l’on mettait sur un pied d’égalité les oeuvres des Cartier-Bresson et les photos d’anniversaire prises avec un Canon EOS Mark IV par un geek fortuné, au prétexte que ce dernier permettrait de contrôler tous les paramètres techniques qui en font un appareil « sérieux ». N’est-ce pas un peu court et ridicule ? N’est-ce pas l’oeil du photographe et le discours porté par sa photo qui comptent, plus que sa capacité à régler ouverture, vitesse et ISO ? Où l’on voit que le chemin qui reste à parcourir est encore bien long, et que la France a bien besoin d’accueillir une belle exposition d’iphoneographie pour déciller les indécrottables contempteurs des voix expérimentales (comme ce fut déjà la cas pour le photojournalisme).
Merci à Annie Mallégol pour le lien vers ce reportage !
(c) icommephoto.com

Au moins on commence à en parler, ça veut dire qu’on va pouvoir commencer le débat, ce qui n’était pas vraiment le cas jusqu’ici en France. Je ne me prends pas le chou avec les commentaires du reportage, le format est quand même court et un journaliste a toujours besoin d’avoir le pour et le contre…
, on pourra alors peut-être engager le dialogue, parce que finalement, peut-être manque-t-il des 2 côtés une vraie envie de rencontre et de discussion…
Mais quand on aura une belle exposition
Oui, je suis d’accord dans le fond avec toi. Cependant, c’est un peu agaçant de toujours lire les mêmes choses. Le jeu vidéo rend violent. Le cinéma d’horreur est stupide. Le MP3 c’est du piratage. L’iphoneographie se limite à appuyer sur un bouton et appliquer quatre ou cinq filtres. Le reportage ouvre à peine le débat, mais en tout état de cause ne le fait guère avancer…
Bel article, beau texte qui commence bien … mais fini mal
Yann c’est quoi ce visuel ? Un plaidoyer contre les faux iphones chinois ?
Non, c’est le résultat d’une illustre d’ouverture créée rapidement par quelqu’un qui n’est pas graphiste professionnel !
Vu de mon point de vue ( dégainer les Pershings
) … Personne ni aucune nation, n’a besoin d’une reconnaissance de la part de ses pairs ( pêres ? … tuer le pêre , vous connaissez ? ) qui équivaut à presque un complexe freudien.
L’iphoneographie vit sa vie … par le biais de réseaux sociaux dématérialisés , la plupart du temps, et sur la toile bien sur, et c’est justement là le nerf de la guerre … et ce qui dérange aussi, c’est « se passer » des structures officielles de l’art, ne pas en avoir besoin pour exister
Et in fine , vive la dématérialisation !
éhé, tout de suite les grands mots
Pour moi, il ne s’agit pas de reconnaissance, Freudienne ou pas, c’est juste la volonté de diffusion, qu’un artiste veuille partager ce qu’il fait au public. Je reconnais qu’on peut s’en foutre complètement – et les exemples ne manquent pas – c’est ce que j’avais tendance à penser avant, mais au final, faire quelque chose qui n’est jamais vu – spécialement en photo ? – ça a un côté un peu nihiliste pour moi.
Je dis ça aussi parce que ça ne m’intéresse pas forcément de rester comme tu dis dans les réseaux sociaux où l’iphonéographie est visible, mais surtout seulement par les autres iphonéographes. Au bout d’un moment j’ai quand même l’impression d’être en circuit fermé.
Après, ce qui est intéressant effectivement est la question de la légitimité d’une critique, officielle ou non. C’est plus général et probablement l’histoire montre que la création n’en a pas grand chose à faire.
Quant à la dématérialisation, oui bon, pourquoi pas, sauf que l’intérêt est pas forcément le même avec toutes les formes de création. Je suis à fond pour la création numérique et j’y crois, au sens large, après, je ne vois pas forcément l’intérêt primordial et intrinsèque de la dématérialisation de l’image.
Ca mérite un gros topic tout ça…
Jamais vu ???
Ça n’a pas de sens … la critique et la monstration tu l’auras bel et bien via , justement , les réseaux sociaux. Et Flickr par exemple est un bon exemple de critères/critiques participatives, plutôt objectives , sur les « travaux » des artistes.
Pour ce qui est d’exposer et de « tourner » dans un milieu dit « officielle » avec une visibilitée intéressante, il faut avoir les bons critères
… (sic) et pouvoir disposer des bons paramètres pour y entrer.
Mais peut être les as tu ?
Salut,
Je ne parle pas de milieu « officiel » spécialement, c’est pas du tout mon obsession – et je n’ai aucune entrée ni relation ! -, je parle de modes de diffusion plus large, comme une galerie, un journal. C’est a priori leur rôle et je pense qu’ils permettent une diffusion plus représentative.
À propos des réseaux sociaux, j’ai quand même l’impression que ça reste confidentiel. Bien sûr ça ne peut que s’étendre, mais je n’ai pas que des copains jeunes et branchés qui connaissent flickr ou savent twitter. Quand à la critique sur Flickr ? Sérieusement ? Tout le monde a la trouille de faire des critiques, parce que ce sont les mêmes qui publient, (et ça se justifie)
Pour finir, j’ai également l’impression que, in fine, les réseaux sociaux adoptent par eux-mêmes les mêmes critères et paramètres qui opèrent dans des milieux plus officiels, et je pense, tout aussi subjectifs. Moi aussi je croyais à la formidable famille participative de flickr, instagram, etc. Mais au final, si tu ne joues pas le jeu des différents réseaux, tu n’es qu’un mort-vivant qui n’existe pas. Et c’est normal ! Ce n’est pas parce que tu as une galerie sur internet qu’on te voit !
Bref, je trouve ça plus enrichissant de parler à des gens qui ne connaissent pas l’iphonéographie, dans un lieu d’exposition (pas officiel
) que de passer 4 heures par jour à poster des photos sur 5 réseaux différents et à ne récolter que des like/+ etc. Je reconnais le côté excessif, mais à mon avis on ne peut pas se passer de l’un ou l’autre
D’accord avec toi en ce qui concerne les modes de diffusions « hors normes » pour exposer.
Maintenant , il faut en créer …
Très bel article qui me fait penser au début de la techno (music), fin des années ’80 en Belgique… Tout le milieu de la musique et les médias hurlaient au scandale quand on parlait de véritable courant musical. Le public était là mais aucune reconnaissance officielle, du moins en Belgique et encore plus en France. Seule l’Allemagne était à la pointe et organisait dès 1991 une Love Parade en plein centre de Berlin.
J’ai débuté un magazine papier en 1992 (« Out Soon ») et il a fallu attendre 1996 pour avoir les premières pubs de grandes marques comme Nike, Levis,…
Pour en revenir à l’article de Yann, j’ai vraiment l’impression de revivre la même chose quand je parle de l’iPhoneographie à d’autres personnes. J’ai été par exemple acheter un pied Gorilla dans un magasin photo de Bruxelles et quand j’ai prononcé le mot iPhone, j’ai eu droit à des regards assez méprisants…
Et de nouveau, nos 2 pays (Belgique et France) sont en retard par rapport au reste du monde… Comme quoi, l’histoire se répète
Merci Eric ! Et très bon parallèle avec la techno, effectivement !
Aciiiiiiiid !
Ha non , ça c’était la New Beat .
Non ce n’est pas exactement la même chose.
Car internet n’existait pas à l’époque ( et les smartphones ont été conçu pour la toile, pas pour téléphoner finalement , sinon pn se téléphonerait tous )
Et c’était plutot du type Underground … bon,
normal après tout, j’ai fréquenté ces Raves
Non l’iphoneographie n’est pas psychédélique.
@eric
Tu as dû aller du côté de la rue du Midi/place Rouppe , pour avoir un regard méprisant ?
MDR Steph!!!! Exactement…. trop drôle
J’habite juste à côté en fait…
@eric
oui mais , même quand tu leurs achêtent
des piles rechargeables, ils ont le même regard
méprisant du « photographe pro » qui passe
ses dimanches après-midis à shooter le
canard sauvage, au bord du Lac de Genval
MDR Steph!!!! J’adore le coup du canard sauvage!!!!
Sous les pavés la plage : je ne peux pas oublier ça et je dis mort aux vaches
et à bas l’art officiel stalinien ou autre , non tout le monde n’est pas artiste , mais tout le monde peut essayer , pour cela démocratisons la culture , quoi ! on n’est plus en 68 ? Bravo Yann , je t’encourage à en pousser plus souvent des coups de …….. comme cela . J’ ai connu et fréquenté des pointures comme Brassaî ou Newton , pour ne citer qu’eux , ils étaient bien plus modeste que ces pisses vinaigres , Et il n’y a pas si longtemps , j’ai vu René Burri , s’amuser comme un gamin avec son petit numérique .
Chacun défend sa « caste » …
Rien à ajouter.
Par contre, je me suis offert le « iPhoneography Workshop » réalisé par creativelive.com avec Jack Hollingsworth. Très intéressant et surtout, il a fait appel à de grands photographes professionnels « classiques » qui n’ont pas hésité un instant à dire que l’iPhoneographie était géniale et extrêmement créative.
http://www.creativelive.com/courses/iphoneography-jack-hollingsworth
Salut tout le monde et merci pour cette rediffudion
Ca fait plaisir de voir qu’on parle de l’iphnoneographie à la télé !! Par contre je ne comprends pas bien la nature du débat!! Parce que s’il est au niveau technique, c’est sûr qu’on ne peut pas comparer « le clique » d’un iphone avec la technique d’un reflex et de ses objectifs. Mais il me semble que le résultat (comme il est dit dans le docu) est ce qui compte! Surtout quand on voit la qualité des photos qui circulent sur Instagram par exemple. Donc bizarre… on dirait que les gens qui sont sceptiques à cette alternative de la photographie n’ont encore jamais vu de belles iphotos!! Ils devraient accourir au Social Media Week. Ces expositions sont le plus bel argument pour passer l’étape du débat.
C’est exactement mon point de vue : comment critiquer une démarche du strict point de vue « technique », sans même chercher à prendre connaissance de ce qu’elle peut produire…
Merci d’avoir partager cette vidéo ! Nous sommes très heureux ici à Montréal d’être cités et nous vous souhaitons un superbe succès. L’expo Unlock a plu aux médias et a ouvert la porte à ce médium dans le milieu traditionnel ! Quant à moi, la photographe à la fin du reportage n’apporte rien de bien constructif : on lit bien la peur dans ses yeux, elle doit bien voir tous ces talents émergents qui la talonnent…
Merci beaucoup pour ce commentaire chère Isabelle ! Les iphoneographes hors de France ont une nette avance, les vieilles habitudes ayant la vie dure ici en matière de démarche artistique ! Un grand bravo toi, Eric et Gérard.