Nous avons donc participé hier à une conférence autour de l’iphoneographie, organisée par l’agence la Netscouade, représentée par Basile Michardière qui animait fort efficacement les débats. Les propos se sont donc échangés très cordialement avec Damien Giard (alias MrFreakz), responsable éditorial des contenus en ligne des éditions Bayard et Milan, et VuThéara Kam, iphoneographe parisien arpentant le cœur de la capitale quand le soleil est au zénith (ou presque) pour en capturer la beauté des pierres et de ceux qui y déambulent. Il aura certes beaucoup été question de réseaux sociaux, et notamment d’Instagram, mais quoi de plus naturel quand on sait que le sujet de fond était l’utilisation des réseaux sociaux, et que l’appli attire à elle toutes les attentions, au-delà des amateurs de photo, pour toucher les sociologues et les analystes financiers, jusqu’aux télévisions qui commencent à s’intéresser au phénomène (après iTélé, c’est France 24 qui lui accorde un sujet, qui sera multidiffusé ce week-end). Il a donc été question de réseaux sociaux, mais également d’applis, pour souligner la double « révolution » de l’iphoneographie : l’une, dont elle tire parti, qui est la puissance des communautés en ligne ; l’autre, qu’elle crée, qui est la mise à disposition de tous d’outils de retouche puissants et simples.
La sempiternelle question de savoir si la photo mobile était de la photo a été rapidement évoquée, sujet incontournable quand on présente cette démarche à un public dont une partie découvre le phénomène. Plus intéressant, en revanche, a été le point entourant le droit et l’iphoneographie : droit d’auteur, d’une part, avec un réseau comme Instagram qui héberge des millions de photos sans les protéger d’aucune manière, pas même avec une simple licence creative common à l’image de Flickr, posant le problème de l’utilisation non autorisée de ces clichés par autrui. Droit à l’image, d’autre part, puisque l’explosion de la street photography expose les personnes sans leur consentement la plupart du temps, explore les cimetières, voire diffuse des photos d’enfants, autant d’entorses à la loi qui risquent, à terme, de poser problème. La photographie doit rester un acte réfléchi, certes sans sacrifier sa spontanéité, mais sans négliger non plus la liberté d’autrui.
Instagram héberge des millions de photos sans les protéger d’aucune manière et expose les personnes sans leur consentement
La soirée s’est terminée, après un tour d’horizon des photos de VuThéara Kam (hélas placardées un peu vite, faute de temps, et sans réelle mise en valeur à travers des séries réfléchies en amont), par un pot et des discussions improvisées entre amateurs d’iphoneographie, moment toujours convivial et riche, justifiant quasi la pratique de ce mode de prise de vue en ce qu’elle permet de découvrir l’autre, de le rencontrer et de s’enrichir mutuellement. Le mouvement prend de l’ampleur, on ne peut que s’en féliciter. Cela imposera à moyen terme de mettre en place des systèmes de curation, pour mettre en avant les artistes méritant l’attention de tous et les extraire ainsi du flot logorrhéique de photos sans réelle pertinence, mais quel défi enthousiasmant !
Ce billet est le 2000ème à être posté. L’aventure continue, avec toujours la même envie. Mais sans les pubs de Google, ce dont, je pense, personne ne se plaindra.
Merci à Annie Mallégole et Jean-Christophe Polgar pour leur amical soutien hier soir.


l’iphonographie ( beurk pas beau ce nom ) n’à le droit pour l’instant qu’à des chaises pliantes (cf la photo de l’article), mais un jour c’est sûr elle sera sur un trône . Et quid du prochain procédé, photographique s’entend, qui la détrônera ?
Oui, le terme d’iphoneographie est, à mon sens, appelé à disparaitre dès que la pratique deviendra plus commune et s’ouvrira, fort logiquement, aux autres smartphones. Quant au successeur de l’iphoneographie, de grâce, je peine déjà à suivre l’actu du présent, aussi me sens-je défaillir à l’idée de devoir me projeter vers un futur inconnu !
» intéressant, en revanche, a été le point entourant le droit et l’iphoneographie : droit d’auteur, d’une part, avec un réseau comme Instagram qui héberge des millions de photos sans les protéger d’aucune manière … »
Quand on vend, on ne distribue pas ses clichés/oeuvres au monde entier où le « clic droit » est rédhibitoire… ou alors, on organise des soirées philantropiques 
D’où mon aversion à fréquenter les réseaux sociaux
Mais ce genre de débat/soirée est évidement dans une future récup. de logique commerciale plutôt qu’artistique … CQFD !
Je te trouve un peu dur sur les motivations de ce genre d’événement. Après tout, donner un écho à la photographie mobile est toujours une bonne chose, surtout quand la parole est donnée à celle qui la font.
Plus de pubs de Google ?
Ça y est , le site à trouvé son « Sponsor »
Non, pas de revenus intéressants pour l’heure. Quant à Google ads, c’est inesthétique et peu efficace. Out !
Il y a des choses ( pubs ) plus appropriés à apple …
Personne n’est obligé de montrer ses images !
Et cette préoccupation de vendre ses clichés/œuvres plutôt que de les partager, ce n’est pas de la logique commerciale ?
Bonjour Réponses Photos ,
Alors je répond : oui c’est commercial, mais je ne vois pas où est le « sushi » qu’un artiste vendent ses oeuvres … librement.
Soit.
Aïe, démasqué !
Aucun chouchy, faut juste pas tomber dans le cliché des gentils artistes contre les méchants commerçants.
Pour la « protection » des images dans les réseaux sociaux, il faut mesurer ce qu’est le risque : qui veut « voler » mes images, pour quoi faire, quel peut être le préjudice que cela me cause ? Si c’est quelqu’un qui aime bien ma photo et l’enregistre sur son disque dur pour la regarder de temps en temps, la mettre en fond d’écran ou la publier sur son blog perso (créditée), quel est le problème ? Si c’est quelqu’un qui va en tirer profit (déjà il sera plus malin que moi parce que je n’y arrive pas vraiment), ça va bien ressortir quelque part et être identifiable, donc juridiquement condamnable.
Ha ha ha ! yes démasqué, je suis l’oeil de Moscou
Je pense que la plupart des internautes usent du « clic droit » pour leurs propres consommations … les « autres » n’oseraient quand même pas
je cites : » Si c’est quelqu’un qui aime bien ma photo et l’enregistre sur son disque dur pour la regarder de temps en temps, la mettre en fond d’écran ou la publier sur son blog perso (créditée), quel est le problème … »
Mais il faut voir aussi où l’on se situe ? cela dépend surtout du parcours perso/professionnel de chaques individus. Mon expérience de 7/8 ans au sein de galeries ( voir mon site – page overview … houais je balance lol ! ) pro m’a appris pleins de choses que je ne dévelloperai pas ici, fin de contrat oblige. Juste que la philantropie et toutes « démarches » ne sont pas gratuites … c’est du bizzness ( entre autres ) avant tout.
« More in Facebook… » dans http://www.stephanevereecken.net/#Lomo
Je m’attendais plutôt à « Mort à Facebook » ?
Merci pour cette petite conférence, je l’ai trouvé tres instructive!
Il est vrai que l’iphoneographie et les réseaux sociaux sont pour l’instant intimement liés mais quel plaisir de pouvoir découvrir des clichés de la planète entière!
Je pense qu’Instagram a été un révélateur pour beaucoup d’entre nous.
Faire des photos, les partager, découvrir une autre vision de ce qui nous entoure…
En tout cas c’est une évolution à prendre en compte dans le paysage technologique et culturel d’aujourd’hui: tous le monde peut se faire plaisir à faire de belles photos, partout et quasiment à n’importe quel moment!
Merci pour votre blog!
harnahud
Tout à fait d’accord avec vous, en ce qui concerne cette découverte du plaisir de la photographie et des rencontres internationales !