POPAParmi les accessoires iPhone dédiés à la photographie, les objectifs se taillent la part du lion, mais il ne faudrait pas oublier que si le capteur de l’iPhone est d’une grande qualité, l’absence de bouton et de poignée fait partie des plus grands défauts de son utilisation en tant qu’appareil photo. Du moins, jusqu’à l’arrivée du POPA, le bouton rouge qui manquait à l’iPhone et qui a fait parler de lui grâce au programme Kick Starter.

L’accessoire :   L’appli :

1. L’accessoire

Le POPA, ce n’est en effet pas qu’un bouton déclencheur, c’est aussi (et presque avant tout) une poignée qui permet de solidement tenir l’iPhone comme on le ferait d’un petit compact, avec une préhension plus proche encore d’un reflex. Disponible sur le site de Bleep Industry, l’accessoire est envoyé par la Poste depuis l’Angleterre et nous parviendra en quelques jours ou quelques semaines selon le type d’expédition choisi.

POPA

Le packaging, d'excellente qualité, est à l'image du soin apporté à l'accessoire lui-même

Le 26 décembre, c’est donc un petit carton blanc qui nous est déposé par le facteur, à l’intérieur duquel se trouve une boîte joliment décorée, rappelant celles qui enserrent généralement les montres. On est surpris par la qualité généralité du contenant, et l’on se dit que si le contenu est à la hauteur, la déception ne sera pas de mise !

Ledit carton contient donc la fameuse poignée et son bouton, petit objet alliant plastique et métal d’un poids de 48 g (à rapprocher des 142 de l’iPhone 4) aux dimensions réduites : 7cm de hauteur, 3,5 cm de largeur et 2,2 cm d’épaisseur. Cela peut sembler petit, mais une fois en main, on est rassuré : s’il n’y a rien de trop, il ne manque pour autant rien non plus. La boite contient, enfin, une dragonne à fixer au POPA (en utilisant le filetage qui  permet de le fixer sur un pied) ainsi qu’un petit sac en tissus noir marqué du joli logo rouge. La notice qui accompagne le tout est réduite, mais il faut dire que l’accessoire est d’une simplicité évangélique à mettre en œuvre.

POPA

L'accessoire fait à la fois office de bouton déclencheur et de poignée ergonomique

En effet, le fonctionnement de l’accessoire est des plus simple : sur la partie inférieure, on trouve une molette qui permet de faire coulisser le volet et ainsi dévoiler un port de connexion iPhone des plus classiques. Une fois cela fait, il suffit de glisser l’iPhone allumé dedans pour que l’appli POPA (gratuite) se lance et que l’on puisse immédiatement prendre des photos. Cette insertion est un peu délicate les premières fois, car il faut trouver le bon angle de pénétration, sans quoi, l’iPhone coince… Mais avec un minimum de pratique, aucun souci.

POPA

L'appareil tombe naturellement dans la main avec le POPA

Une fois logé dans la poignée, on découvre que les designers on fait un travail remarquable : l’accessoire tombe naturellement dans la main, l’index se posant sans effort sur le bouton déclencheur quand les trois autres doigts permettent de maintenir fermement l’appareil par la poignée, de la sorte coincée dans la paume. On découvre ainsi qu’il est – enfin – possible de prendre des photos sans craindre de faire tomber son iPhone par terre !

POPA

On peut également utiliser l'appareil de façon discrète pour la street photography

L’ergonomie est parfaite, et l’on remarque alors que la poignée est suffisamment (ou notre main suffisamment grande, qui sait ?) pour la coincer dans la paume et déclencher la prise de vue d’une simple contraction de la base du pouce, ce qui permet de continuer à prendre des photos dans la rue de façon totalement discrète et, qui plus est, sans devoir regarder l’endroit où l’on pose le doigt sur l’écran !

La fiabilité est également de mise. S’il arrive que le POPA « perde » la connexion avec l’iPhone, un débranchement et un rebranchement suffisent à corriger le problème (bug corrigé depuis la version 1.2.3). Et l’on peut « canarder » à vue sans risque de saturer la mémoire, ce qui est vraiment très appréciable. Physiquement, l’iPhone est quant à lui très solidement ancré à cette poignée, et l’on ne craint jamais de le voir se décrocher accidentellement, ce qui permet de l’utiliser pour prendre des photos « extrêmes », au milieu d’une foule, dans un concert ou pour trouver des angles délicats.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

2. L’appli

POPA

L'appareil a beau être simple, il n'en demeure pas moins l'un des meilleurs de l'App Store

On l’a dit : connecter l’iPhone au POPA lance automatiquement l’appli. Mais est-ce vraiment rapide ? Oui : en moins de quatre secondes après l’insertion de l’appareil, on peut prendre une photo. Et l’appli s’avère de plus un véritable régal à utiliser ! En effet, chaque prise de vue s’accompagne d’un « flash » rouge sur l’écran, témoin de la prise du cliché lorsque le son est coupé. De plus, le cliché est pris dès que le bouton est enfoncé et non pas lorsqu’on le relâche, et sans tenir compte de la mise au  point, c’est-à-dire sans aucun « shutter lag ». La mise au point, puisqu’on en parle, est pour sa part rapide et efficace en toutes circonstances, et l’on pourra indiquer le point de focus et d’exposition d’une simple touche sur l’écran (ces paramètres restent cependant liés).

Pour se convaincre de la qualité de l’appli, on peut la télécharger et commencer à l’utiliser sans l’accessoire, un bouton rouge virtuel permettant de l’utiliser comme n’importe quel titre de l’App Store. Sa qualité intrinsèque en fera sans doute un incontournable chez nombre de photographes mobiles, équipés ou non d’un POPA.

POPA

La pellicule mériterait de bénéficier d'une ergonomie plus travaillée

Une fois ses photos prises, on peut choisir celles que l’on « développera » dans l’iPhone en ouvrant la pellicule : là, on pourra faire défiler les clichés dans une reproduction de pellicule argentique, toucher une photo permettant de l’afficher en grand. On peut ensuite l’enregistrer ou l’effacer. En utilisant l’outil crayon, on peut sélectionner plusieurs clichés que l’on effacera ou que l’on enregistrera. On regrette que la prise en main soit perfectible : lorsque l’on efface une image affichée en plein écran, on revient à l’affichage de la pellicule, mais au début de cette dernière et non pas à la photo adjacente à celle que l’on a effacée. Plus gênant : les photos enregistrées depuis l’appli ne contiennent aucune donnée EXIF ou de géolocalisation

POPA

Pas de filtre pour l'heure, mais la possibilité d'envoyer les photos vers d'autres applis

On peut cependant partager ses photos depuis l’appli vers une autre compatible avec la bibliothèque « officielle » (Instagram, FX Photo Studio, Lo-Mob, Photogene², MagicHour…) ou vers Twitter, Facebook, Tumblr ou par e-mail.

Les créateurs de cet excellent accessoire nous ont confirmé travailler à une mise à jour de l’appli, pour en améliorer la prise en main (avec notamment des options pour enregistrer ou effacer toutes les photos et l’ajout de filtres), et l’on espère que des applis tierces comme Camera+, Pro Camera, King Camera, QuickPix et autres 6×6 tireront prochainement parti du POPA, pour l’heure uniquement compatible avec l’appli officielle.

En quelques mots : transformant l’iPhone en véritable appareil photo, à la fois ergonomique, compact et discret, le POPA est un incontournable pour tous ceux qui pestent contre la prise en main parfois délicate de l’iPhone dans les situations « extrêmes ».

Mise à jour du 4/1/2012 : La version 1.2.3 du logiciel permet d’indiquer les (dé)connexions, et rend l’appli plus stable, notamment lors de la sortie du mode veille.


+ On apprécie

– On regrette
  • Un design très réussi
  • Un encombrement minimal
  • Une ergonomie parfaite
  • Un logiciel gratuit très performant
  • Un prix un peu élevé
  • Un logiciel perfectible

Liens : POPA (59,96€), appli POPA (gratuite)

(c) icommephoto.com