Jeune iphoneographe danoise, Margrit Gunnarstein nous invite à découvrir la rudesse et la beauté de la nature à travers des clichés qu’elle prend depuis plus d’un an dans un environnement magnifique.

Parlez-nous de vous. Quel métier exercez-vous ?

Je suis née en 1966 dans les Iles Féroé, mais je vis au Danemark depuis l’âge de cinq ans. Je suis mariée et j’ai deux enfants, de 15 et 19 ans. Je vis à Middelfart, une petite ville sur l’île de Funen, où je suis mère de famille à temps plein.

Margrit Gunnarstein

Quel est votre parcours en tant que photographe ?

Je n’ai suivi aucune formation particulière concernant la photographie. En fait, jusqu’à il y a un an, je ne faisais que des photos de famille, avec mon appareil réflex. Cependant, quand j’ai eu mon iPhone, puis découvert les nombreuses possibilités qu’il offrait et expérimenté les joies de la création de mes propres images, la photographie est vite devenue une passion pour moi.

Margrit Gunnarstein

Comment avez-vous découvert la photographie mobile sur iPhone ?

J’ai eu mon iPhone il y a un an, et il s’est écoulé plusieurs mois avant que j’achète ma première appli photo, qui a été Hisptamatic. J’en suis tout simplement tombée amoureuse, et peu de temps après, j’ai commencé à m’intéresser aux autres applis et une chose en entrainant une autre, je me suis retrouvée plongée dans cette fantastique aventure.

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Utilisez-vous uniquement l’iPhone ou pratiquez-vous également une photographie traditionnelle ?

Je n’utilise quasiment que mon iPhone. Cependant, quand j’effectue des photos sportives, je fais appel à mon DSLR.

C’est tellement facile de le sortir l’iPhone de sa poche et de saisir des opportunités inattendues

Pratiquez-vous la photographie de façon quotidienne ? Profitez-vous des surprises du moment ou bien partez-vous en promenade à cette fin ?

Je photographie pratiquement tous les jours. Et pour cela, j’utilise mon iPhone que j’ai constamment avec moi. C’est tellement facile de le sortir de ma poche et de prendre un cliché ! Cela me permet également de saisir des opportunités inattendues, ce qui arrive très souvent. On est souvent en quête de ce genre de sujets imprévisibles, mais quand on utilise un appareil photo classique, il est très facile de passer à côté, car on ne l’a pas toujours avec soi. Parfois, j’utilise mon jardin comme toile de fond, et quand je me décide à partir en balade photographique, je me rends en forêt ou le long de la mer, à Middlefart.

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Vous semblez attirée par la nature : qu’est-ce qu’elle évoque chez vous ? Que cherchez-vous à communiquer avec vos clichés ?

Comme tant d’autres, j’aime la nature. C’est beau, rafraichissant et relaxant. Quand je photographie sur les îles Féroé, je cherche à capturer et à montrer comme la nature est époustouflante et magnifique tout en étant brute, tout comme une société différente de celle qui vit sur le continent. Au Danemark, je photographie beaucoup de fleurs. J’aime leur beauté et je veux la partager. Je trouve aussi très excitant de photographier des insectes et des araignées. Comme tout un chacun, je n’apprécie pas tellement ces dernières, mais quand un iPhone nous sépare, cela devient d’une certaine manière fascinant. On oublie alors ses petites ou grandes peurs, et l’on tout ce à quoi on pense est le cadrage de sa photo, tout en essayant de capter le plus de détails possible.

J’aime bien l’idée de jouer avec la peur des araignées

Parlez-nous de vos photos d’araignées, précises et envoutantes. Comment les prenez-vous et quel traitement leur avez-vous appliqué ?

Quand je photographie les araignées, j’utilise mon objectif macro (tout comme lorsqu’il s’agit de fleurs). Cela me prend beaucoup de temps et nécessite beaucoup de patience. J’utilise souvent Hipstamatic ou Camera+. J’aime bien l’idée de jouer avec la peur des araignées, et je cherche donc à ajouter un côté grunge à l’aide des applis photo. Les plus courantes sont SimplyDHR, King Camera, PhotoForge 2, Pixlromatic, Grungetastic et Pic Grunger.

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Quelles sont vos applis favorites ? Aimez-vous en essayer de nouvelles régulièrement ?

Mon premier amour reste Hipstamatic. A côté d’elle, mes autres favorites sont TouchRetouch, King Camera, PhotoCopier, Lo-mob, Snapseed, Dynamic Light, SimplyHDR, PhotoForge 2, Pixlromatic et ArtistaOil. J’essaie souvent de nouvelles applis après avoir lu des choses à leur sujet ou en avoir entendu parler par d’autres photographes.

Je suis étonnée de voir le nombre d’excellents photographes que compte Facebook, leurs photos sont à couper le souffle

Êtes-vous très active sur les réseaux sociaux ? Sur lesquels êtes-vous inscrite ? Y avez-vous découvert des photographes qui vous inspirent ?

J’utilise principalement Facebook pour exposer mes photos. C’est aussi là que je puise mon inspiration, car je fais partie de plusieurs groupes de photographes. Je suis étonnée de voir le nombre d’excellents photographes que compte Facebook, leurs photos sont à couper le souffle. J’utilise aussi Instagram, mais de façon moins systématique.

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La photographie mobile est-elle populaire au Danemark et y organise-t-on des événements ?

La photographie mobile se développe rapidement au Danemark, cependant, elle reste moins populaire qu’ailleurs en Europe. Je n’ai jamais entendu parler d’événements organisés ici, mais je ne suis qu’une nouvelle venue et je dois admettre que Facebook reste ma principale source d’informations, concernant plus le reste du monde.

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Avez-vous déjà participé à des expositions photo au Danemark ou ailleurs ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

Mon expérience à l’Atelier Sushi est ma première du genre, et je me sens à la fois fière et honorée que quelqu’un apprécie suffisamment mes photos pour leur consacrer une exposition.

Imprimez-vous vos photos ou les partagez-vous simplement sous leur forme numérique ?

Je ne partage mes photos que sous forme numérique.

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Comment envisagez-vous l’avenir de la photographie mobile ?

Je suis certaine qu’elle a un avenir radieux. Elle semble attirer de plus en plus de monde, et la photographie mobile est de plus en plus acceptée comme forme d’expression artistique. Les expositions jouent un rôle important, car elles permettent de faire connaître ce phénomène.

Que les autres apprécient ou non son travail n’est pas important. Ce qui compte est d’aimer ce que l’on fait et d’en tirer du  plaisir

Avez-vous un souhait pour l’iphoneographie ou pour vous-même ?

J’aimerais que l’iphoneographie se démocratise toujours plus, et que nous soyons toujours plus nombreux à découvrir le plaisir de la création avec un téléphone mobile. Que les autres apprécient ou non son travail n’est pas important. Ce qui compte est d’aimer ce que l’on fait et d’en tirer du  plaisir. Personnellement, j’aimerais améliorer ma technique photographique. Cela fait un an que je me suis lancée dans cette aventure, et j’y ai découvert un passe-temps original et enthousiasmant, et un tout nouveau  monde s’est ouvert à moi. Je me suis liée à de nombreuses personnes vraiment formidables et fantastiques photographes, et voilà que je suis exposée. Que demander de plus ?

Lien : Margrit Gunnarstein sur Instagram

Toutes les photos (c) Margrit Gunnarstein

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