aremaCGénéralement, quand on prend une photo, on voit le cadrage et, ensuite, le résultat liés aux filtres ou à l’objectif. Aremac propose de faire l’inverse, à la manière de Lumière et SuperPopCam, mais ajoute à ses atouts la possibilité de créer et d’enregistrer ses propres filtres, ainsi que de télécharger de nouveaux filtres en ligne.

aremaC

La partie appareil photo est des plus complète

Au lancement, aremaC affiche l’interface de l’appareil photo, appliquant en temps réel un filtre modifiant éventuellement les couleurs, la saturation, le format et la bordure. En dépit de cela, le traitement de la prévisualisation est plutôt bon et ne se traduit que par un léger décalage de l’ordre de la demi-seconde. On trouve de plus toutes les fonctions d’un appareil avancé : verrouillage de l’exposition, de la mise au point et de la balance des blancs, ainsi qu’un bouton « Exp- » qui permet de réduire l’exposition, ce qui est pratique en cas de contre-jour. En bas à droite se trouvent les boutons T/W pour activer le zoom. On remarque qu’aremaC fait également office de caméscope. Enfin, en bas à gauche, se trouve une icône en forme de livre permettant d’accéder aux filtres.

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Les filtres proposés par défaut ne sont que la partie émergée de l'iceberg

Le menu affiche un bandeau de filtres avec une vignette donnant une idée de leur effet. Toucher l’une de ces vignettes applique immédiatement le filtre à l’écran. Si l’appli en montre une petite dizaine, on pourra étendre très largement cette collection de deux façons : soit en créant ses propres filtres, soit en en téléchargeant de nouveaux en ligne depuis l’appli.

On peut faire son marché à l’envi, aucun achat intégré n’étant imposé

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Une centaine de filtres sont disponibles en téléchargement gratuit

La bibliothèque de filtres est organisée selon 3 onglets : les catégories, les plus populaires et les plus récents. Les catégories se déclinent en 13 entrées : lomographie, vintage, avant-garde, effets spéciaux, numérique, « smooth », « utility », professionnel, vidéo, fun, artistique, simulation et éducatif. Ouf ! Chaque entrée propose une dizaine de filtres supplémentaires, et l’on peut faire son marché à l’envi, aucun achat intégré n’étant imposé !

Les fonctions les plus simples bénéficient d’options inédites

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La création de filtres reste un exercice complexe

Si par hasard on ne trouvait pas son bonheur ici, il serait toujours possible de retrousser ses manches pour créer ses propres effets à l’aide d’un ensemble de fonctions en tapant sur le « + » à côté de « Online Library ». On trouve ainsi une trentaine de traitements, allant de la correction gamma au réglage de la luminosité et du contraste, en passant par la gestion de courbes RVB, l’accentuation ou les flous et jusqu’à des effets plus poussés comme l’effet chromakey, les masques ou la détection de contours ! L’appli s’avère si puissante qu’elle intègre de véritables cours en ligne, accessibles via l’icône « i » à droite du bouton déclencheur (on y apprendra les bases de l’appli, les bases de la création d’effets, des exemples comme l’effet « Warhol » ou l’utilisation de l’outil Alpha). Même les fonctions les plus simples (comme le réglage Luminosité/contraste) bénéficient parfois d’options inédites (dans ce cas, des modes comme « clip », « zigzag », « modulo » ou « logistic » donnant des résultats très différents) et peuvent être appliquées en utilisant un masque. Et cela va jusqu’à la création des bordures dont on peut déterminer la couleur, l’épaisseur des bords horizontaux et verticaux, de la courbure des angles, mais également des bords (qui peuvent être floutés), ainsi que de la couleur d’un filtre supplémentaire !

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Les filtres vintage sont bien évidemment de la partie !

L’appli peut travailler comme un appareil photo (sans perte de résolution), comme nous l’avons vu, mais également se transformer en caméscope. Cependant, il est évident que le rendu ne peut être aussi bon, l’iPhone étant poussé dans ses retranchements pour calculer en temps réel le rendu vidéo, dans une résolution fatalement réduite (résolution de 640×480 au max, et frame rate à moins de 10fps). On pourra également utiliser aremaC pour produire des photos à partir des clichés de la pellicule. Il ne lui manque donc rien !

En quelques mots : Appareil photo extrêmement complet, aremaC plaira aux amateurs d’effets avec une galerie de filtres gigantesque et la possibilité de créer les siens avec un ensemble d’outils d’une rare puissance.


+ On apprécie

– On regrette
  • Une appli complète (photo, vidéo, traitement a posteriori)
  • Des photos produites sans perte de résolution
  • Une gestion des filtres époustouflante
  • Le prix
  • Cette puissance nécessite un certain apprentissage

Configuration : iPhone 3GS, iPod Touch 3, iPad 2 sous iOS 5.0 ou supérieur

Lien sur l’App Store : aremaC (0,79€)

(c) icommephoto.com