Booster!Avec Booster!, MissKiwi s’essaie pour la première fois à l’exercice des effets photo en temps réel. Mais si ses filtres sont réussis et personnalisables, l’appli souffre en revanche d’une philosophie indécise, entre temps réel et post traitement, qui risque de ne satisfaire personne…

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Tout comme 6×6, Booster! propose donc de prendre des photos auxquelles seront automatiquement appliqué un filtre choisi par l’utilisateur, qui verra de plus l’effet en temps réel sur l’écran.

L'interface de Booster! est simplifiée à l'extrême

L’interface de Booster! est simplifiée à l’extrême

Booster! affiche de prime abord une interface dépouillée. En haut, trois icônes permettant de choisir la caméra, d’activer le flash et de verrouiller l’exposition. En bas, on peut charger une image depuis la Pellicule, prendre une photo et, enfin, accéder aux filtres en temps réel de Booster!.

Booster! : le choix des filtres

Booster! : le choix des filtres (cliquez pour voir la suite)

Booster! : la courbe

Booster! : la courbe

Booster! : saturation, contraste et luminosité

Booster! : saturation, contraste et luminosité

Booster! : la vignette

Booster! : la vignette

Booster! : la température

Booster! : la température

Parlons de ces filtres, justement. En touchant l’icône « Boost » en bas à droite, on accède à un nouveau menu (cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder à la galerie complète). On trouve ainsi 7 filtres : cross processing, filtre rouge, vert, cyan, noir et blanc, sépia et « rayon x » (inversion des couleurs). Certains se déclinent en plusieurs versions ainsi du cross processing, qui peut être positif ou négatif, et du noir et blanc qui peut être simplement désaturé ou accompagné d’un filtre rouge, vert ou bleu. Une fois choisi l’effet appliqué dans cette galerie, on pourra le modifier grâce aux autres entrées du menu : les réglages de courbe, luminosité, contraste, saturation, vignette et température sont ainsi accessibles à l’aide de différents curseurs répondant plutôt bien aux injonctions. Un bouton « Reset » permet de ramener les valeurs à leur moyenne initiale. En revanche, impossible d’enregistrer ses presets…

Mais pourquoi afficher un aperçu avant sauvegarde alors que l’effet est appliqué en temps réel ?

Pourquoi Booster! affiche la photo alors que l'on sait déjà à quoi elle ressemble ?

Pourquoi Booster! affiche la photo alors que l’on sait déjà à quoi elle ressemble ?

Si l’application d’un filtre en temps réel nécessite la mobilisation de nombreuses ressources, cela ne se ressent pas trop à l’écran, l’image s’avérant plutôt fluide et sans grand retard. Après avoir déclenché une prise de vue, il faut attendre environ 3 secondes pour voir apparaître le résultat. Mais pourquoi afficher un aperçu avant sauvegarde alors que l’effet est appliqué en temps réel ? Booster! ne fait aucun choix, ni de désactiver l’effet pour améliorer les temps de réponse, ni d’enregistrer l’image en tâche de fond, pour prendre ses photos plus vite. On a donc l’inconvénient des deux méthodes sans leur avantage !

L’enregistrement, quant à lui, nécessite trois à quatre secondes supplémentaires pour produire un cliché d’une résolution de 1530×2048 avec données EXIF limitées (pas d’info d’ouverture, de vitesse ou d’ISO, par exemple) et géolocalisation.

En quelques mots : bénéficiant du savoir-faire esthétique de MissKiwi, Booster! souffre de l’absence d’option d’enregistrement automatique, de création de presets et d’une résolution réduite.


Up On apprécie

Down On regrette
  • La qualité des filtres personnalisables
  • L’interface
  • Pas de sauvegarde automatique
  • Une résolution perfectible

Configuration : iPhone 4 sous iOS 5.0 ou supérieur.

Lien sur l'App Store : Booster! (1.99EUR)

(c) icommephoto.com