Après avoir apprécié la qualité d’impression de Pixalib, nous nous sommes penchés sur un autre service d’impression d’album photo, Saal Digital, qui correspond parfaitement à l’idée que l’on se fait souvent de la « qualité allemande ». Alliant un logiciel d’édition exceptionnel et un sérieux de fabrication à toute épreuve, Saal Digital mérite que l’on s’y intéresse de près !

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Saal Digital

Avant de se lancer dans la composition de son livre photo, la première étape consiste à télécharger l’appli de mise en page spécifique à Saal Digital. Cette dernière existe pour Windows et OS X et « pèse » moins de 10Mo. L’installation est très simple et rapide. À l’ouverture, on découvrira le catalogue des services : tirages photo, calendriers, cartes de vœux, posters, tableaux… et bien sûr, livres photo. On pourra même y découvrir des offres promotionnelles intéressantes. Les livres se déclinent en différents formats, du 15x21cm au 42x28cm, en passant par quatre autres (19×19, 28×19, 21×28 et 28×28) pour des prix s’échelonnant de 19,95€ à 69,95€ pour 26 pages. On sera ensuite amené à choisir la finition, pour la couverture et les pages intérieures, qui peut être matte ou brillante. À noter qu’un papier intérieur mat (en fait, joliment satiné) permet de réduire de 5€ la facture finale. D’un autre côté, il est également possible d’ajouter un coffret cadeau, noir ou blanc, pour un surcout de 20 à 25€ en fonction du format.

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Une fois son format et ses finitions choisis, on entre dans le vif du sujet, occasion de découvrir l’interface très réussie du logiciel de mise en page assistée. On pourra, selon son « niveau d’expertise », choisir quatre modes de conception : modèle vierge, choix du design (un type de modèles qui sera appliqué à toutes les pages), choix du design et des images (comme le précédent, mais en précisant d’emblée les photos voulues, qui seront mises en page automatiquement), ou une image par double page. Le troisième mode, très rapide, nécessite cependant que l’on ait au préalable soigneusement choisi ses photos pour que le résultat soit réussi, bien entendu. En ce qui nous concerne, notre choix s’est porté sur le format 19×19 avec modèle vierge.

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Lorsque l’on choisit un modèle vierge, il est tout de même possible (voire recommandé) d’utiliser les modèles existants : il suffit de choisir une catégorie, un nombre de photos par double et de faire glisser le modèle souhaité depuis la colonne de droite vers la double en cours de création. L’autre solution consiste à ajouter « à la main » des zones de photo (menu Ajouter en haut), en s’aidant par exemple de la grille (accessible via un menu, ou du raccourci commande H).

On découvre ainsi que le choix de Saal Digital est de ne pas utiliser de page de garde : on peut ainsi commencer son livre dès le dos de la couverture, pour un gain de page. On peut également choisir de laisser ce dernier vierge, voire laisser trois pages blanches pour les pages de garde, mais ces dernières seront malgré tout facturées… Enfin, la gestion des pages est très naturelle : on peut aisément ajouter ou supprimer des doubles à l’aide des outils dédiés situés sous la prévisualisation des pages en cours.

Ensuite, il suffit de choisir les photos que l’on va y placer : pour cela, on dispose d’un très efficace navigateur dans la colonne de gauche, qui affiche, en haut, l’arborescence des dossiers, et en bas, une prévisualisation de photos qui s’y trouvent. Lorsque l’on utilise un nommage basé sur la date de prise de vue (grâce à un transfert sur son disque dur via la très efficace appli CameraSync, ou à l’aide d’un utilitaire dédié, type ExifRenamer sous OS X). L’appli peut également accéder à iPhoto sur Mac.

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Lorsque l’on dépose une photo dans l’un des cadres prévus à cet effet, un menu contextuel apparaît qui permet de modifier le cadre (centre, rotation, redimensionnement) et son contenu (zoom, rotation de 90°, symétrie, recadrage, suppression). Sur la colonne de droite, on accède à des outils plus avancés permettant de modifier l’opacité, l’alignement, la position hiérarchique en cas de superposition d’images, la taille, et la rotation par degré. On peut aussi appliquer des filtres simples à la photo, ou y ajouter un cadre. Pour le fond de page, on peut choisir une texture ou une couleur unie, voire une photo. Des clip-arts sont également disponibles pour décorer la page. L’utilisation de modèles et la navigation dans les images permettent réellement de composer très rapidement son livre, d’autant plus que le téléchargement de photos ne s’effectue qu’une fois le livre terminé, pour un gain de temps non négligeable !

Entre chaque « session » de mise en page, on sauvegardera le projet en cours (sur son disque dur), et, lorsque l’on souhaitera avoir une vision plus concrète que la simple prévisualisation sur écran, on génèrera un fichier PDF que l’on pourra alors imprimer. Attention, pour éviter tout détournement du logiciel, un imposant filigrane est apposé sur chaque double page. Mais au moins pourra-t-on avoir une vision réelle du livre photo à venir, ce qui est une excellente initiative.

Saal Digital

Une fois l’envoi numérique effectué, ce qui ne prend que quelques minutes, et le paiement effectué, la commande est validée, et entre en production très rapidement. En moins de cinq jours, on reçoit son livre chez soi, ce qui est un délai plus que raisonnable. On a également accès à un suivi très précis de la commande en ligne, ce qui permet de patienter sereinement. Une fois le coli ouvert, on est étonné par l’épaisseur de l’album : les pages ne sont pas en papier classique, mais dans un matériau d’une tenue se rapprochant plus de celle d’une feuille de papier Canson par exemple.

Pour mieux comprendre, on peut utiliser la comparaison ci-dessus entre, à gauche, un livre photo « classique », de bonne qualité, et, à droite, le livre de Saal Digital : pour un même nombre de pages (48), on passe d’une épaisseur – hors couverture – de 3 à 9 millimètres ! La « main » est ainsi exceptionnelle, et l’on sent que l’album résistera bien à l’épreuve de temps, et devrait supporter sans grand mal les manipulations successives. C’est le vrai bon point de ce service d’impression, vraiment… impressionnant ! La couverture, brillante dans notre cas, est très bien imprimée.

Saal Digital

Les pages internes, très épaisses comme on l’a vu, bénéficient de plus d’une qualité d’impression irréprochable, l’aspect de la finition « matte » étant plutôt satinée, limitant les reflets sans pour autant tomber dans une qualité médiocre. Les couleurs sont joliment saturées et les détails parfaitement perceptibles. De tous les services que nous avons pu tester, celui que nous offre Saal Digital est sur le podium, et s’il n’est pas le vainqueur incontestable, il doit au moins l’être ex aequo !

En quelques mots : avec son logiciel d’édition d’excellente qualité et sa qualité d’impression irréprochable pour un prix compétitif, Saal Digital a tout pour séduire l’amateur de livre photo.

UpOn apprécie DownOn regrette
  • L’édition de l’album hors ligne
  • L’ergonomie du logiciel de mise en page
  • La qualité du papier et de l’impression
  • La présence de code barre sur la couverture
  • L’absence de pages de garde

Lien : Saal Digital