Les services d’impression de livres en ligne sont nombreux, mais le français Pixalib dispose d’atouts plus que sérieux à faire valoir, qui pourraient lui permettre de s’imposer comme une valeur sure du marché. Dans ce premier article, nous nous pencherons sur la première étape : l’interface de création en ligne de son ouvrage.

NoteHalfNoteHalfNoteHalfNoteHalfNoteOff

Avant de se lancer dans la création de son livre photo, il ne faut surtout pas négliger la première étape : la sélection du thème et des photos. Car il ne suffit pas de disposer de quelques jolis clichés pour obtenir un beau livre : il faut parvenir à dégager une thématique générale, ou raconter un récit plus structuré. Si l’exercice peut s’avérer facile lorsqu’il s’agit de réunir les souvenirs d’une année en famille ou d’un voyage, le classement chronologique résolvant bien des questions, il n’en va pas de même dans le cas d’une production plus variée…

Pixalib

Il ne faut pas craindre le bazar pour créer son livre !

En effet, si l’on s’adonne aux joies de la photographie tous azimuts, il y a de fortes chances que plusieurs thèmes forts, ou séries se dégagent. Il faudra s’assurer que chaque ensemble contient suffisamment de photos pour justifier un livre, ou tout au moins un « chapitre » du livre. La première étape, cruciale, consiste donc à trier ses photos pour en dégager les idées fortes. Pour cela, nous vous conseillons de toutes les copier dans un dossier, et d’afficher les vignettes pour travailler comme sur une table lumineuse. Ouvrez parallèlement une autre fenêtre, dans laquelle vous ferez glisser les photos retenues. De la sorte, vous pourrez facilement ajouter ou supprimer des clichés. Si votre production et la taille de votre écran le permettent, vous pouvez également ouvrir plusieurs fenêtres, autant que de thèmes retenus.

Une fois la sélection effectuée, il faut encore définir le « rythme de lecture ». Comprenez par là la succession des photos, pour donner du sens et mettre en valeur certains clichés. De ce fait, il faut envisager un format, qui peut être induit par celui des photos (si elles sont principalement au format paysage ou carré, par exemple), ou par vos choix narratifs. Ainsi, si vous comptez ajouter du texte, ou faire se répondre les photos, ou encore si vous préférez créer des sortes de collages façon albums de famille. Autant de situations auxquelles il faut penser avant de trancher.

Comme la création de l’ordre de l’ouvrage est d’une grande difficulté, la meilleure solution consiste à disposer sur une table un tirage de l’ensemble des photos sélectionnées. Bien entendu, inutile de dépenser des fortunes pour cela, et des sorties imprimantes suffiront amplement. Sur Mac, vous pouvez passer par Aperçu pour imprimer des planches contacts, et sur PC, par l’assistant d’impression.

Enfin, il ne vous restera plus qu’à faire un dernier tri manuel, en collant sur des pages les photos retenues et triées dans l’ordre, et en mettant de côté les autres.

Pixalib

Pixalib offre de nombreuses options de finition

Après avoir choisi un format (3 carrés, 3 paysages et 2 portraits) et une finition (dos carré ou spirale, couverture rigide ou souple) – chaque option influant sur le prix final du livre, auquel il faudra ajouter les éventuelles pages supplémentaires, de 30 à 80 cts la page selon le papier choisi, au-delà des 24 pages incluses – on indique le type d’ouvrage dont il s’agira dans une liste déroulante assez complète, Pixalib proposant l’impression de livre photo, mais aussi d’ouvrages faisant la part belle au texte. On regrette, ici, que le prix des différentes options ne soit pas indiqué plus clairement, seul le prix du format étant clairement affiché (à partir de 14,95 pour un petit format de 24 pages spiralé)

Pixalib

Le Pixatelier permet de composer facilement son livre

L’étape suivante – logique – consiste à télécharger ses photos en ligne, en passant par la bibliothèque liée à son compte, ou par l’interface de création du livre. L’écran est alors occupé, en son centre, par une représentation fidèle de chaque double page, surmontant le bandeau de menu principal, tout en bas. Ce dernier permet d’ajouter soit une nouvelle photo (que l’on pourra redimensionner et déplacer), soit un gabarit de mise en page comprenant de 0 à 5 photos par page. Le tout fonctionne par glisser-déplacer et s’avère très ergonomique. Dommage, cependant, qu’en mode de positionnement libre des photos, aucune aimantation des repères n’ait été prévue, ce qui impose que l’on travaille à l’œil. Cela dit, on avance vite, en dépit d’un autre petit défaut : l’impossibilité d’utiliser le copier/coller du texte, imposant de l’entrer en direct au clavier, sans recours à un correcteur orthographique…

Pixalib

L’aperçu permet de contrôler la qualité du livre

Une fois son livre créé – il est à noter que l’interface est stable et qu’une option d’enregistrement automatique évite toute déconvenue -, on peut afficher un aperçu en plein écran, pour le feuilleter très naturellement. Attention, cependant, le site fonctionne plutôt mal sur Safari et il vaudra mieux utiliser Chrome, n’en déplaise aux fanboys purs et durs… En effet, un bug fait masquer la barre de navigation par la couverture du livre, rendant impossible la navigation dans les pages. Et si l’on est satisfait du résultat, il ne reste plus qu’à passer commande.

On pourra tout à fait choisir d’éditer son livre à compte d’auteur, en ajoutant un numéro ISBN (obligatoire lorsque le livre est édité à plus de 100 exemplaires et destiné à être vendu). Pixalib assure à son créateur de conserver ses droits d’auteur, et ne prend comme commission « que » le prix d’impression. On est alors libre de proposer son livre à la vente, Pixalib œuvrant comme une plateforme de vente en ligne, ce qui nécessite seulement d’activer sa librairie et d’indiquer que le livre est public : il suffira d’aiguiller les acheteurs potentiels vers la page de vente, tout simplement. La solution est élégante, et en droite ligne de ce que propose par exemple Blurb. Reste que Pixalib est une toute jeune société, en plein développement, notamment sur le plan technique, et qu’elle devrait prochainement offrir la prise en charge de PDF, ce qui permettra de mettre en page ses ouvrages en tirant parti d’outils dédiés comme Indesign par exemple.

Dans un prochain article, nous vous parlerons de la qualité du livre reçu, pour confirmer que la qualité est bel et bien au rendez-vous chez cet éditeur français exigeant.

UpOn apprécie DownOn regrette
  • La gestion de la bibliothèque en ligne
  • L’outil complet pour la création d’un portfolio
  • L’absence de tout logo imposé sur la couverture
  • Les nombreuses options de finition et de format
  • Peu d’aide à la mise en page
  • Quelques bugs sur Safari

Lien : Pixalib