FragmentAprès Tangent et Deco Sketch, Ben Guerrette revient avec Fragment, une appli de traitement graphique qui ravira les amateurs d’abstraction et de design, tant les résultats obtenus avec l’appli sont à la fois inédits et esthétiques.

NoteHalfNoteHalfNoteHalfNoteHalfNoteHalf

Avant toute chose, il convient de préciser que, comme pour ses deux applis précédentes, l’interface de Fragment peut sembler intimidante de prime abord, et certains boutons ou curseur avoir des effets a priori abscons. Reste qu’avec un minimum de pratique, on parvient à maîtriser l’effet de chaque outil… Quant à maîtriser le potentiel de Fragment, il en va tout autrement ! Il faut comprendre le principe fondamental : sur une photo, l’appli va ajouter un calque composé d’un masque (à choisir) formé d’une série de « fragments », chacun d’entre eux intégrant une partie de la photo originale décalée d’une façon propre au masque, à l’image de différents kaléidoscopes.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Au lancement, Fragment propose de traiter une photo de la pellicule, d’en prendre une nouvelle avec l’appareil intégré (une version très simplifiée de l’appareil par défaut) ou de parcourir les photos postées sur Instagram pour trouver l’inspiration. Une fois la photo choisie, on peut la recadrer (rapports carré, 5:4, 3:2 ou 16:9). Un ensemble de paramètres aléatoires est alors produit, donnant une première possibilité, et nous invite à explorer l’appli… En bas se trouvent ainsi quatre icônes permettant, de gauche à droite : de déplacer l’image dans les fragments; d’effectuer une rotation du contenu des fragments par pas de 45°; de modifier la taille du contenu des fragments par rapport à l’image originale (50, 100 ou 200%). En haut de l’écran, un bouton rond permet de basculer en mode d’édition du « fragment », c’est-à-dire du masque lui-même, et non plus des images qu’il contient : position du masque; angle du masque et taille du masque. La quatrième icône, comme sa forme l’indique, génère un nouvel ensemble de paramètres aléatoires. On peut bien entendu ne pas utiliser les trois icônes, et préférer les habituels gestes : glissement d’un doigt; rotation de deux doigts; pincements. On le voit, il est assez aisé de maitriser ces paramètres, une fois que l’on a compris la philosophie – relativement simple – de l’appli.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vient alors le moment de toucher le petit triangle en bas de l’écran pour afficher le « tiroir » des outils d’effets. Là encore, il faut saisir la philosophie de l’appli, déroute de prime abord : on choisit une couleur de filtre en bas de l’écran, puis on modifie les curseurs de luminosité, contraste, de fusion, de flou, d’inversion des couleurs et de désaturation, mais attention : en déplaçant le curseur vers les valeurs négatives, on modifie le fragment, et vers les valeurs positives, la photo originale. Les résultats sont donc là encore extrêmement variés, et vont d’une légère modification à une abstraction totale.

Fragment

Ne reste plus qu’à enregistrer en HD ou partager le résultat (Instagram, Twitter, Facebook), voire à l’envoyer vers une autre appli, mais on peut aussi repasser l’image dans l’appli sans l’enregistrer, pour lui appliquer un nouveau traitement, avec la fonction « Refragment ».

En quelques mots : encore une fois, Ben Guerrette signe une appli originale et esthétique, mais parvient de plus à nous offrir une interface aussi complète qu’ergonomique.

UpOn apprécie DownOn regrette
  • L’originalité du traitement
  • L’ accessible complexité de l’interface
  • La rapidité de calcul
  • La conservation des données exif et de la résolution
  • L’absence de fonction d’annulation

Configuration : iPhone, iPod Touch ou iPad sous iOS 7.0 ou supérieur.

Lien sur l'App Store : Fragment - Prismatic Photo Effects (1.99EUR)