HDR ArtQuand le créateur de Dynamic Light et d’AutoPainter décide de faire se rencontrer les deux univers, cela donne HDR Art, une appli d’effet pseudo HDR riche de filtres et d’options, mais qui risque de faire perdre la tête aux utilisateurs…

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HDR Art

L’interface d’HDR Art s’avère perfectible

Si l’interface de HDR Art peut sembler de prime abord très simple, avec la prévisualisation de chaque filtre dans une vignette en bas de l’écran, l’accès au réglage de chaque effet et aux options d’enregistrement, on déchante assez vite. En effet, on découvre vite que la navigation parmi les 65 effets (ou préréglages) s’avère fastidieuse, aucun classement alphabétique ou par catégorie n’accélérant le processus. On préfère nettement le rangement par écran de 12 effets adopté par Dynamic Light… Heureusement, la prévisualisation s’affiche en un clin d’œil et permet de parcourir l’ensemble sans trop perd re de temps.

HDR Art

Les effets sont variés, mais quel enfer pour s’y retrouver !

On comprend également que HDR Art fait le choix d’offrir un très large panel des possibilités offertes par le tone mapping, allant d’effets très fins (Clarity Film, Pro Film, Soft-BW Film et autres « Films ») à des traitements drastiques (Vintage Mark, Grunge Now, Canvas…) n’hésitant pas à ajouter un calque de texture et des effets de couleur parfois extrêmes. Bref, il y en a pour tous les goûts. Et si l’on perd patience, on peut tout aussi bien s’en remettre au hasard avec le filtre Random (il suffit de toucher l’image pour relancer un nouveau modèle).

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On peut régler finement son effet tone mapping

A l’inverse, on pourra se pencher sur chacun des nombreux paramètres du tone mapping. Qu’on en juge plutôt : intensité, rayon, récupération des zones sombres et des zones claires, exposition, saturation, contraste, réduction du halo, polarisation, modification des couleurs, accentuation des couleurs, sépia, vignettage, teintes rouge et bleue et transparence de la vignette, teinte de l’image, effet spécial et type de papier. Si certains paramètres sont clairs, d’autres en revanche ont un effet peu prédictible, comme la modification des couleurs (Color Art). De même, l’utilisation d’un curseur est généralement pratique, sauf dans le cas du choix de l’effet spécial et du papier, chacun proposant cent calques de texture, bien difficiles à sélectionner de cette façon. De même, la superposition de la molette de choix du paramètre et du curseur entraine parfois une mauvaise manipulation… On note enfin, en bas de l’écran, un cœur qui permet de mémoriser l’ensemble des réglages courants dans le préréglage « User ». Et l’on regrette, alors, qu’il n’y ait qu’un seul emplacement de sauvegarde… L’enregistrement nécessite un temps de calcul d’environ 15 à vingt secondes, assez logique au vu du traitement drastique imposé à l’image et produit une image d’une résolution de 1944×2592 sans données exif ou une version plus réduite pour le partage par e-mail, sur Facebook ou Twitter.

En quelques mots : Si l’on apprécie l’effet tone mapping, nul doute que HDR Art a des atouts séduisants, mais quel dommage que l’interface s’avère si peu pratique à l’usage.

Up On apprécie Down On regrette
  • La richesse de filtres
  • Le réglage fin des effets
  • La mémorisation des presets
  • Une interface bien peu ergonomique
  • Un seul preset personnalisable
  • Une résolution réduite
  • L’absence de données exif et de géolocalisation

Configuration : iPhone 3GS, iPod Touch 3 ou iPad sous iOS 5.1 ou supérieur.

Lien sur l'App Store : HDR Art (0.99EUR)