iTextorizerIl est suffisamment rare de tomber sur une application graphique vraiment originale pour que l’on s’y arrête,  même rapidement, même si elle est un peu hors sujet dans ces pages. C’est le cas, vous l’aurez compris, de iTextorizer, transformant une image en calligramme, dans le meilleur des cas, ou en joyeux foutoir, si l’on s’y prend mal…

Une fois lancée, iTextorizer nous invite à choisir une image (dans la pellicule ou via l’appareil photo), et d’effectuer « quelques » réglages avant d’obtenir un résultat qui sera souvent une vraie surprise (mais heureusement, généralement bonne).

iTextorizer

Une interface austère et qui nécessite de la pratique

Il faut donc avant tout comprendre les « quelques » paramètres et leur interaction, car cette compréhension est indispensable pour obtenir des résultats intéressants. Tout commence par le choix de l’image : il vaut mieux prendre un cliché aux contrastes marqués, d’où émergent nettement des lignes très graphiques : sujet sur fond clair et uni ou image en noir et blanc, avec de préférence une silhouette clairement identifiable seront les meilleurs candidats, même si le gros plan d’un visage peut également donner de bons résultats. Vient ensuite la délicate étape des réglages.

Après avoir sélectionné l’image, il faudra également entrer les mots ou phrases. Attention : mieux vaut choisir des phrases courtes car elles « n’habilleront » pas les contours en les suivants mais formeront des « lignes droites » suivant en quelque sorte la tangente
Le premier, « Result », définit la résolution de l’image finale, et dans le cas d’une image très complexe, on pourra faire des essais avec un réglage bas pour accélérer le temps de calcul (qui ne devient jamais interminable, cependant). « Edge » détermine le nombre de lignes qui seront créées, une valeur de 1 en créant beaucoup alors que 100 se contentera généralement d’isoler seulement les contours. « #Words » est également important, car il indique le nombre de mots (ou plutôt de phrases) qui seront utilisées pour créer le résultat, de 25 à 3000. On l’aura compris : un réglage Edge/Word de 100/25 résultera en une image très épurée composée de mots épars (et de fait sibylline) alors que 1/3000 donnera une image confuse aux mots illisibles. Le juste dosage dépendra du bon équilibre de ces paramètres.

On pourra enfin jouer sur la taille des polices de caractères pour affiner le résultat, ainsi que sur la police elle-même, de nombreuses fontes étant proposées (18, déclinées pour la plupart en gras, italique, etc.).

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Un effet original

À force de tâtonnements, d’allers-retours entre image et réglages, on finit par obtenir des résultats intéressants et une fois de plus originaux. Une fois le résultat obtenu jugé satisfaisant, il est temps de sauvegarder et l’on est alors heureux de voir que l’on peut choisir un format classique dont la résolution maximale est de 1024×768 pixels, ou un format vetoriel, SVG (Scalable Vector Graphics), nouveau standard pris en charge pas la plupart des navigateurs (Firefox, Opera, Internet Explorer 9) ainsi que par certains logiciels comme Illustrator ou GIMP. L’utilisation restera donc assez sporadique avant que SVG devienne un réel standard à l’image de JPG ou PNG, voire Flash. Cela dit, il y a plus de chance qu’Apple adopte SVG sur iOS que Flash !

iTextorizer ne sera donc pas un incontournable mais pourra offrir des effets inédits et plutôt réussis. Espérons que des mises à jour prochaines améliorent cette appli, en augmentant pour commencer la taille de l’image bitmap générée et, pourquoi pas, en permettant aux texte de suivre les courbes plutôt que de simples tangentes…

En quelques mots : iTextorizer permet d’obtenir un effet original, entre calligramme et ascii-art, même si elle demande à être réglée avec délicatesse. L’enregistrement au format vectoriel permet de plus de ne pas se préoccuper de la résolution théorique.

Lien sur l’App Store : iTextorizer (0,79€)

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