JazzAppli de filtres s’inspirant du mécanisme de Plastic Bullet, Jazz y ajoute la possibilité de retoucher chaque effet pour le personnaliser. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de se rendre accessible et ludique.

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4 propositions variées sont générées alétoirement

Après avoir choisi sa photo dans la Pellicule ou avoir utilisé l’appareil intégré, on la voit apparaître en quatre exemplaires filtrés différemment, chaque version étant générée aléatoirement par l’appli. En haut de l’écran, un menu succinct permet d’accéder aux fonctions de base : chargement d’une nouvelle photo, prise d’un cliché, génération de 4 nouveaux filtres (la clef de sol), exportation et accès à l’aide intégrée. C’est le mode « quatuor » de l’appli. Si l’on est convaincu par l’un des modèles proposés, il suffit de le toucher. Sinon, toucher la clef de sol crée quatre nouvelles propositions.

Jazz propose également une fonction très utile : en faisant glisser les images vers la droite, on peut revenir aux filtres précédemment proposés. On ne perd donc jamais par erreur un filtre intéressant (ce qui est l’un des défauts de ce type d’appli).

 

Jazz offre 15 filtres entièrement paramétrables avec de nombreux réglages

 

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En mode « solo », on peut modifier le filtre aléatoire

En touchant la photo, on entre en mode « solo », correspondant à l’édition avancée. Cela dit, si l’on est satisfait, il suffit de toucher l’icône d’exportation pour enregistrer l’image dans la Pellicule ou la partager sur Facebook, Twitter, Tumblr ou par e-mail. L’image peut être enregistrée selon trois formats : pleine résolution, demi-résolution ou quart de résolution. Dommage, cependant, Jazz écrase toutes les métadonnées EXIF et la géolocalisation…

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Jazz permet de sauver et charger ses préréglages

Dans le mode solo, une double-tape sur la prévisualisation permet d’accéder à la gestion des presets : on peut y ajouter les réglages que l’on préfère pour les retrouver ultérieurement. Ce mode affiche la succession d’effets de la même manière que Luminance. C’est l’occasion de noter que la localisation en français s’est faite à l’aide d’un dictionnaire automatique, donnant des résultats assez drôles : « crop » (recadrage) est traduit par « récolte », « blossom » (halo) se voit « fleurir » et « border » (bordure) est une martiale « frontière »… On peut, quoi qu’il en soit, accéder ici aux 15 filtres entièrement paramétrables de l’appli, offrant de plus de nombreux réglages. Pour activer ou désactiver ces filtres, il suffit de toucher le bouton à droite de leur nom et pour accéder à leur paramétrage, de toucher la flèche à gauche, ce qui fait apparaître un menu déroulant.

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Les paramètres sont nombreux mais pas toujours simples à sélectionner

Abordons à présent les 15 filtres proposés par Jazz :

  • Film Treatment : 11 effets de pellicule (lomo, cross process, bleach bypass, modification de la température des zones claires et sombres, etc.) à intensité variable.
  • Balance des couleurs : modification de la température des couleurs et de la teinte.
  • Exposition
  • Luminosité et contraste
  • Tonalités : correction des zones claires, moyennes et sombres.
  • Couleur : saturation générale et saturation des tons chair, bleus et verts.
  • Teinte : filtre de couleur d’opacité réglable
  • Sépia
  • Tilt shift : réglage de l’intensité, du rayon, et du centre (décalage horizontal et vertical)
  • Fleurir : halo d’intensité et seuil variables
  • Plastique et verre : 11 effets d’objectif (ND Grad, bokeh, lomo…).
  • Vignettage : rayon et intensité réglables.
  • Perte de lumière : effet de fuite de lumière très intéressant, de forme, intensité et couleur réglables.
  • Saleté et de Grains : 13 filtres de texture d’intensité et de centre variables.
  • Frontière : 20 bordures variées (polaroid, vintage, grunge, et diverses épaisseurs en noir, blanc ou beige).

Comme on le voit, l’appli n’est pas avare de paramètres. Dommage que la gestion par curseurs et boutons ne soit pas toujours idéale : pour régler le centre d’un effet, par exemple, rien ne vaut un mouvement de glissement sur l’écran, et pour choisir un modèle (de fuite de lumière, de pellicule ou de bordure), un slideshow avec aperçu est également plus maniable. Cependant, la prise en main – déterminée par l’accessibilité et le peu de place restant pour afficher les menus – est très bonne, l’appli étant très réactive et affichant la prévisualisation très rapidement.

En quelques mots : entre improvisation et maîtrise, Jazz plaira à ceux qui cherchent à créer de nouveaux effets de façon plus ludique que pro.

Mise à jour du 21/11/2013 : Après de nombreuses mises à jour intermédiaires, Jazz ajoute un très grand nombre de fonctions à découvrir ici.


+ On apprécie

– On regrette
  • La simplicité générale
  • La possibilité de modifier les filtres
  • La mémorisation des filtres générés
  • La réactivité
  • La possibilité de créer ses presets
  • La perte des métadonnées
  • L’omniprésence des curseurs et boutons
  • Une traduction approximative

Configuration : iPhone 3GS, iPod Touch 3, iPad sous iOS 5.0 ou supérieur.

Lien sur l’App Store : Jazz (0,79€)

(c) icommephoto.com