MonoPixLogoDernière appli photo noir et blanc en date à apparaître sur l’App Store, MonoPix ne manque pas d’atouts pour se faire une place, à commencer par un appareil photo complet et une table lumineuse originale dans le genre, offrant un grand nombre d’effets.

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MonoPix

MonoPix intègre un appareil photo vraiment complet

Première bonne surprise, MonoPix s’ouvre sur un appareil photo vraiment complet, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus : en plus des habituelles activations du flash et de l’appareil photo frontal, un bouton central permet d’afficher une grille (qui ne reprend pas la règle des tiers), un horizon artificiel et les valeurs de réglage (iso, angle, focale et vitesse). En bas à droite, on pourra choisir de verrouiller la mise au point, l’exposition et la balance des blancs. Plus originale, autour du déclencheur se trouve une « bague virtuelle » permettant de régler le retardateur, de 1 à 30 secondes. Enfin, une grille, en bas à droite, donne accès aux 15 filtres noir et blanc préréglés. On aurait aimé que leur dénomination soit plus « logique » que « portrait », « famille », « animaux », « sport », « clarté », « jouet », et avoir accès à des réglages « filtre rouge », « bleu », ou autre, plus clairs… Les débutants comme les « pros » seront à égalité ! Heureusement, on trouve aussi « contrejour », « ombre », « flash » ou « nuageux », mais il faudra cependant tâtonner dans un premier temps pour savoir à quoi chaque filtre correspond en termes de réglages.

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La table lumineuse regroupe l’accès aux fonctions

En touchant la vignette en bas à gauche, on accède à la table lumineuse, centre névralgique de MonoPix, qui permet d’aller plus loin que les préréglages proposés par l’appareil photo intégré. Un simple toucher ouvre la photo – dans laquelle on pourra zoomer et recadrer (original, carré, ou à l’aide de l’un des 12 formats proposés) – avant un partage (Facebook, Twitter, Instagram, Flickr, Picasa, Timblr, Sina, Tencent, e-mail, copie, ouverture dans une autre appli, export wifi ou impression) ou un enregistrement. À noter qu’il est aussi possible d’importer une image de la pellicule (ce qui élargit considérablement les possibilités) et que cet écran permet de gérer les options générales : mode de lancement (appareil photo , lightbox ou « monobooth », à voir ci-dessous), utilisation du VolumeSnap, activation de la localisation, enregistrement automatique (table lumineuse, pellicule ou les deux), et surtout réglage des filigranes (ou watermark) : on pourra ici définir trois « tampons » pouvant contenir jusqu’à 100 caractères à ajouter sur la photo, comme nous le verrons plus bas, et définir a police de caractère à utiliser.

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L’option Monobooth ne convaincra pas tout le monde…

On pourra également dans cet écran ouvrir la fonction « Monobooth », soit 42 modèles de montage photo (de 1 à 3 clichés) en temps réel (il n’est pas possible de charger des images) avant d’appliquer des effets (aléatoires ou à partir des filtres). Et l’on pourra également choisir la couleur de la bordure. Enfin, une double tape sur une image permet d’accéder aux fameux filtres.

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Les outils de retouche pour « doper » son image

Ce menu se divise en 5 sous-menus : le filtre proprement dit (« films »), les calques d’effets (grad, grunge, bokeh…), le vignettage, le tilt-shift et les filigranes et données exif. Mais commençons par le début : la correction. En effet, l’écran Filters affiche le curseur « Brightness », mais il est possible de choisir les quatre autres outils classiques que sont le contraste, l’accentuation, la teinte et la saturation. On sent que ces deux dernières options sont « héritées » de l’appli couleur ColorPix, mais elles permettent cependant de retoucher l’éventuel filtre de couleur que l’on appliquera à la photo… Dommage qu’il soit impossible de zoomer ici, ce qui permettrait d’être plus précis dans ses retouches, notamment avec l’accentuation, qui peut vite être excessive, et que l’on ne trouve pas d’outils de correction des zones sombres et claires, tellement importants en noir et blanc. Cela dit, saluons la gestion non destructive des réglages : même après avoir validé son choix, il sera possible de les modifier sans problème.

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Les options de « pellicule » sont très nombreuses

Le premier filtre joue sur la « pellicule » utilisée, et est classé en trois catégories : Scenes (soit les 15 filtres proposés lors de la prise de vue, ce qui  permet de changer d’avis après coup), Toning (24 variations de teinte des zones sombres, comme sépia ou cyanotype) et Colorize (21 filtres plus franchement colorés). On apprécie de pouvoir comparer « l’originale » et la version retouchée, surtout pour le choix des filtres « Scene ». On peut également sélectionner l’image de droite pour l’afficher en plein écran et bénéficier d’une précision accrue.

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101 filtres : pourquoi se limiter à un choix unique ?

Viennent alors les calques (ou « ring », rappelant les filtres que l’on ajoute devant l’objectif). On en trouve cinq familles : Grad (30 dégradés neutres, permettant de modifier l’exposition de façon précise, notamment pour réduire l’intensité d’un ciel trop clair, ou créer un effet de vignette), Grain (18 textures assez fines), Grunge (24 textures « abimées »), Scratch (18 textures de rayures) et Bokeh (21 calques « créatifs » d’effets de lumière ou, plus originaux, d’eau…). Tous ces filtres disposent d’un curseur d’intensité qui les rend vraiment très intéressants, et l’on peut les désactiver en les retouchant tout simplement. On regrette, cependant, qu’il ne soit pas possible d’appliquer un filtre de chaque famille, seul un filtre parmi les 101 proposés sera autorisé… Voilà qui est rageant !

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Tilt Shift classique;, mais vignette en couleur !

On pourra ajouter un effet de vignettage qui pourra même être coloré à l’aide de deux curseurs : celui de droite définit l’intensité (le « diamètre » de l’ellipse qu’épouse la vignette) et celui de gauche sa progressivité (le flou appliqué entre la zone d’ombre et la zone « neutre »). Enfin, la roue chromatique sur la droite permet de choisir l’une des 21 couleurs proposées pour un effet plus original. L’effet Tilt Shift (radial ou linéaire) est des plus classiques, mais souffre de l’absence de réglage d’intensité qui le rend un peu trop présent.

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Ajouter un filigrane ou un titre est simple avec MonoPix

Enfin, MonoPix permet d’ajouter un filigrane à ses photos, à choisir parmi les trois options enregistrées dans le menu principal. On pourra placer ce filigrane au centre de l’image, ou sur l’une des trois positions (haut, centre, bas) en l’alignant à gauche ou à droite. Le choix de position s’effectue en tapant l’icône en bas à gauche, ce qui peut être fastidieux. On peut également ajouter un texte supplémentaire (un titre, par exemple), au-dessus du filigrane, en utilisant l’icône en forme de phylactère. L’enregistrement, plutôt rapide, préserve donc la résolution et les données exif (attention, cependant, la date et l’heure seront celles de la modification de l’image, pas celle de la prise de vue originale). Bref, on ressort plus que satisfait de l’expérience, mais on pourra reprocher à MonoPix son choix d’une complexité qui ne va pas jusqu’au bout, en oubliant quelques outils ou options qui manquent à l’usage. Mais le prix, très modique, devrait la faire pardonner.

En quelques mots : très bonne appli photo noir et blanc, MonoPix fait un quasi sans-faute, mais souffre peut-être d’un placement compliqué, ni assez pro, ni assez grand public.

UpOn apprécie DownOn regrette
  • L’appareil photo complet
  • Les filtres en temps réel
  • Les possibilités d’édition
  • Les filtres ND
  • L’absence de correction des zones claires/sombres
  • L’impossibilité d’appliquer plusieurs filtres « Ring »

Configuration : iPhone, iPod Touch ou iPad sous iOS 5.1 ou supérieur.

Lien sur l'App Store : MonoPix – Different sensation of choices! (2.99EUR)