MullerPhotoAvec son interface ergonomique et ses nombreux filtres contrôlé d’un mouvement de pouce, MullerPhoto parvient à allier esthétique et simplicité avec brio. Retour sur une appli inspirée du travail d’un photographe pro, et qui n’usurpe pas son identité.

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Rappelons pour commencer que cette appli porte le nom d’un photographe, s’inspirant de ce nom lié aux affiches de films d’action et à la publicité.

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MullerPhoto s’inspire des compacts à écran tactile

L’appareil photo intégré est d’une grande simplicité, et montre que l’appli vise avant tout un public qui recherche une interface accessible bien que puissante. Ainsi, on ne trouve pas de séparation focus/expo, mais la fonction touch to focus est étendu au comportement que l’on trouve sur certains appareils photo à écran tactile : lorsque l’on touche une zone de l’écran, la mise au point s’effectue et la photo est prise dans la foulée. Ensuite, l’appareil repasse en mode autofocus. MullerPhoto n’intègre pas non plus de VolumeShutter. En haut de l’écran, on trouve les classiques activation du flash et de la caméra frontale, et en bas, on accède, à droite, à la Pellicule de l’iPhone pour importer des photos, et à gauche à la table lumineuse interne de l’appli où sont stockées toutes les prises de vue, à l’image de Camera+.

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La table lumineuse permet d’importer et retoucher les photos

La table lumineuse contient donc toutes les photos prises avec l’appareil intégré ou importées depuis l’un des albums de la pellicule. On peut toucher une photo pour l’afficher en plein écran, et naviguer ensuite naturellement entre les clichés, ce qui s’avère très pratique pour sélectionner les photos que l’on souhaite supprimer, enregistrer ou retoucher. Ce dernier point est central dans l’appli, puisque les filtres ne sont pas affichés en temps réel mais appliqués après coup.

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Le choix des filtres s’effectue par liste ou par vignettes

Lorsque l’on sélectionne « Filter Gallery » en bas de l’image, on accède à l’affiche de 46 prévisualisations, correspondant à divers réglages des 9 familles de filtres proposées par l’appli : MullerPro, Waverly, Ellis B/W, Runway, Paris ’75, Mulholland ’67, Billboard, Charter et Royal. Il est à noter que les deux derniers packs ont été ajoutés dernièrement, en même temps apparemment que le déblocage de tous les filtres qui faisaient jusqu’alors l’objet d’achats intégrés (89cts le pack ou 1,79€ les cinq). Nous disons bien « apparemment » car pour notre part, tous les packs étaient débloqués lors de l’achat de l’appli, bien qu’il en soit toujours fait mention sur l’App Store. Nous attendons sur ce point confirmation de l’éditeur (oud’un lecteur !). Cela dit, le classement des vignettes de prévisualisation est assez incompréhensible, les différents types de filtre se succédant sans qu’une logique ne s’en dégage…

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Le « bouton magique » modifie drastiquement les filtres

Mais c’est une fois sa sélection effectuée que l’on découvre la véritable originalité de MullerPhoto : en sélectionnant « Adjust », on fait apparaître un bouton rond en bas de l’écran, et en déplaçant ce dernier, on modifie l’ensemble des paramètres de chaque filtre : teinte, saturation, luminosité, contraste et vignette sont accessibles du bout du pouce, ce qui permet d’effectuer des variations à la fois précises et drastiques en quelques secondes. Une fois qu’elle est maîtrisée, cette méthode devient vite intuitive et finalement très plaisante. Et il faut souligner le fait que le moindre mouvement se répercute instantanément sur l’image.

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La gestion des fuites est complète mais fastidieuse

La gestion des fuites de lumière est également excellente, avec la possibilité de choisir une fuite intense ou plus diffuse, et de passer d’un modèle au suivant ou au précédent en utilisant les flèches gauche et droite. Cela dit, la manipulation est un peu fastidieuse, et un choix dans une liste de vignettes (ce qui est généralement l’option retenue par les applis) aurait sans doute était une meilleure solution. On aurait également apprécié que la génération de ces effets soit un peu plus aléatoire, ou autorise des transformations (rotation et symétrie) pour varier les effets, mais en l’état, le rendu est déjà très satisfaisant. On notera, enfin, que toutes ces éditions ne sont pas destructives : même après avoir enregistré une photo éditée, il sera possible d’en modifier les filtres et les différents réglages. De plus, lors de l’enregistrement, on se voit proposer la possibilité d’appliquer l’effet en cours et d’en ajouter un second sur une copie de l’image, ce qui augmente encore les possibilités.

Tout serait pour donc parfait si le développeur n’avait fait un choix inexplicable consistant à limiter la résolution des photos enregistrées à celle de l’iPhone 4, soit 1936x2581px en l’occurrence. C’est évident loin d’être inutilisable, mais bien dommage !

En quelques mots : avec son interface ergonomique, originale et intuitive, MullerPhoto n’est guère handicapée que par une résolution inexplicablement réduite.

Up On apprécie Down On regrette
  • L’interface très intuitive
  • Les filtres nombreux et réussis
  • L’édition non destructive
  • La possibilité d’appliquer plusieurs effets
  • La gestion des fuites de lumière
  • La réduction de la résolution
  • Un étrange classement des vignettes
  • Le choix fastidieux des fuites de lumière

 

Configuration : iPhone 3GS, iPod Touch 3, iPad sous iOS 5.0 ou supérieur.

Lien sur l'App Store : MullerPhoto (0.89EUR)

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