PhosterIl est rare de tomber sur une appli à la fois originale, utile et ergonomique. Vous l’aurez compris, Phoster fait partie de cette espère trop rare, et s’avère bien agréable à utiliser en dépit de limitations parfois frustrantes… Découvrez donc cet outil bien pensé qui vous permet de créer des prospectus, cartes et posters pour communiquer autour des divers événements rythmant votre vie sociale.

Installer et lancer Phoster, c’est ouvrir la porte vers le monde enivrant de la mise en page sur iPhone. Comprenez par là cet univers riche de l’habillage d’une image par des blocs de texte, art qui pourrait sembler mineur, mais qui n’en nécessite pourtant pas moins une rare combinaison de technique et de sens artistique. En effet, le plus difficile quand on met en page un texte est de savoir marier avec bonheur un visuel et un texte, ce dernier étant défini à l’aide de son encombrement (la longueur du texte), de la taille et la forme de la police, et de sa couleur. Or, Phoster a le bon goût (et l’excellente idée) de proposer 36 gabarits prédéfinis.

 
 

 

Phoster

36 modèles sont proposés, permettant de créer posters, flyers ou cartes

 

Au lancement, Phoster nous invite à choisir parmi l’un de ces gabarits, laissant plus ou moins de place à la photo (qui prime cela dit en général) et présentant un texte que l’on pourra modifier ultérieurement. Le choix est vaste, le moment est grave : que choisir ? Cela dit, la création d’une mise en page avec Phoster est si rapide et si gratifiante que l’on pourra aisément enchaîner les essais sans pour autant avoir l’impression de perdre son temps.

 
 

 

Phoster

Après quelques secondes, le résultat est déjà prometteur...

 

Il suffit dès lors d’importer (ou de prendre) une photo et de définir son cadrage (il est possible de zoomer dans l’image et de la déplacer dans la page pour isoler l’un de ses éléments) pour obtenir une première impression du résultat final. En effet, du texte temporaire habille déjà la page et l’on peut dès lors décider de poursuivre sa création, si le résultat semble prometteur, ou revenir au menu précédent pour changer de modèle, en toute simplicité, et avec une très grande rapidité.

 
 

 

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Dommage que la gestion du texte soit si peu flexible...

 

Vient alors le moment crucial : l’intégration du texte. C’est également là que l’on rencontre la limite de Phoster : pourquoi diable être aussi rigide quant au texte ? En effet, ce dernier est déterminé par une succession de champs de saisie, un par ligne en fait, et il est absolument impossible d’en modifier la taille, ou l’attribut de la police utilisé. Ainsi, prenons l’exemple concret du modèle « BACK AT ONE », composé de trois cadres : les trois lignes de textes possibles viendront alors remplacer les mots « back », « at » et « one ». Nous voulions entrer « dans le métro », mais pas de chance, la place laissée par « ONE » ne permet d’entrer que le début du mot, « METR », le « O » ne pouvant être saisi. On comprend que dépasser sur la droite casserait l’équilibre de la mise en page, mais il existe pourtant deux solutions : réduire légèrement la taille de la police ou l’approche du texte (l’espace séparant deux caractères). Nous croisons les doigts pour que l’équipe entende notre requête ici… Bref, on comprend alors que le choix du modèle dépendra de la photo choisie et du texte que l’on souhaite entrer. Avec un peu de pratique, on saura rapidement quel modèle conviendra le mieux.

 
 

 

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12 filtres permettent d'apporter de nouvelles variations intéressantes à ses créations

Une fois la mise en page jugée satisfaisante, il s’agit encore de choisir le « papier » sur lequel le poster sera « imprimé » : comprenez un effet appliqué à l’image. Phoster nous en propose douze, quatre dans la rubrique papier (standard, plié en quatre, en huit ou chiffonné), deux sali (deux degrés), un avec une trace de tasse à café, un autre avec un vignetage, deux avec effet de gris et deux autres avec des barres de couleur (rose ou jaune).

 
 

 

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Il est temps de communiquer auprès de ses connaissances...

Dernière étape : la communication. Phoster permet en effet d’envoyer son flyer par mail, ou le poster sur facebook, twitter ou tumblr. Enfin, il est également possible d’enregistrer sa création dans la pellicule de l’iphone. Hélas, c’est le temps de découvrir le deuxième point faible de l’appli : la résolution de sauvegarde. Pourquoi l’avoir limitée à 724 x 1024 ? Cela ne permet d’imprimer dans de bonnes conditions qu’une affichette au format A4… C’est vraiment dommage tant les créations de Phoster sont réussies et conviendraient parfaitement à une impression de plus grande taille. De même, une fois sauvegardée, chaque maquette est « aplatie » et ne peut plus être modifiée ultérieurement… Là encore, un accès à la version de travail pourrait permettre de corriger après coup une éventuelle erreur. 

 

 
 

 

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Créées en quelques minutes, ces mises en page n'en ont pas moins un vrai cachet professionnel

En dépit de ces quelques limitations, Phoster s’impose d’emblée comme un outil très efficace et original. S’elle s’avère utile pour créer une invitation, une carte d’anniversaire ou de remerciement, on prend avant tout plaisir à la manipuler, preuve que c’est une vraie réussite, qui ne pourra que s’améliorer au fil des mois à travers de futures mises à jour répondant à nos attentes et critiques.

En quelques mots : Pour 1,59€, Phoster permet de créer en toute simplicité des posters et des flyers de toute beauté. Dommage que la résolution limitée (plus adaptée à l’invitation qu’au poster) et l’impossibilité de modifier librement les blocs de texte soient parfois un obstacle à la créativité…

 Mise à jour du 31 octobre 2010 : La version 1.0.2 apporte des améliorations importantes (détaillées ici) et notamment la possibilité de modifier la taille des polices de caractère, apportant ainsi une plus grande souplesse bienvenue. 

Lien sur l’App Store : Phoster (1,59€)

(c) icommephoto.com