Photogene²Alors que PhotoForge en est à la version 2 et que Filterstorm a atteint le chiffre 3, il était temps que Photogene fasse peau neuve. C’est fait avec cette nouvelle version, proposée – comme PhotoForge – à travers une nouvelle appli contenant tous les outils que l’on est en droit d’attendre d’un tel titre. Mais si elle est la plus complète du genre, elle est aussi, et de loin, la plus chère…

Pour commencer, précisons donc à nouveau qu’il s’agit d’une appli différente de Photogene et non pas d’une mise à jour.

Photogene2

Un cadeau bien agréable pour les possesseur de l’originale !

Cependant, l’appli a été vendue 0,79€ pour son lancement afin de permettre aux possesseurs de la version originale d’effectuer la mise à jour à moindre coût. D’ailleurs, si Photogene est installée sur l’iPhone, Photogene² offre lors de son lancement l’une des options en achat intégré : mode pro (4,99€), nouveaux modèles de collage (1,59€) ou bordures supplémentaires (0,79€). Si l’option pro vous tente, mieux vaut donc télécharger d’abord Photogene original (1,59€) sur votre iPhone, puis installer Photogene² ensuite seulement, pour bénéficier de cette offre cadeau et ainsi économiser 3,50€.

Photogene2

La bibliothèque permet de naviguer facilement dans ses clichés

Au lancement, l’appli s’ouvre sur l’album et l’on découvre l’une des premières bonnes idées de Photogene² : il est possible de choisir la taille des photos selon trois options.

Si l’on a activé l’option Pro (4,99€ IAP), on accède de plus à la fonction « Filtre » qui permet d’afficher des images selon trois critères : note décernée (de 0 à 5), exportée ou non exportée. On voit également la fonction « Collage » qui permet de créer des montages à la Diptic. C’est également là que l’on pourra enregistrer ses photos, car Photogene² ne sauvegarde pas dans la pellicule chaque image retouchée : elle est stockée dans l’appli jusqu’à ce qu’on décide de l’exporter.

Photogene² dispose d’une boite à outils conséquente

Photogene2

Le menu principal, en demi-cercle, est très pratique

Une fois la photo choisie, on entre en mode de retouche. Mais, là encore, la navigation est toujours possible d’une photo à l’autre, à l’aide des deux flèches en haut de l’écran. En bas se trouve le bouton « Outil » qui regroupe l’ensemble des fonctions dans une palette circulaire : recadrage, rotation et redressement, ajustements divers (luminosité, saturation, balance des blancs, zones sombres et claires, accentuation, bruit, histogramme, valeurs RVB et courbes RVB pour l’option Pro), préréglages (couleur, noir et blanc, vintage, cadres et effets « funs »), retouches appliquées à l’aide d’un masque (correction d’imperfections, anti yeux rouges, color dodge, color burn, flou, effets divers, et, pour l’option pro, retouches de couleur), texte (avec cadres et bulles façon comics) et « améliorations » (vignette, flou radial, « gris radial », filtres variés, reflet, couleur d’arrière-plan et cadre). On le voit, l’appli dispose d’une boite à outils conséquente.

Photogene2

Les outils sont puissants, et le mode Pro permet de régler balance des blancs et courbes RVB

Nous n’allons pas détailler l’ensemble des outils, mais nous intéresser aux points les plus importants. Rien à dire en ce qui concerne le recadrage, rapide et efficace, indiquant la résolution finale et permettant de choisir parmi 6 rapports fixes, le respect du format original ou une forme libre.

Plus intéressants, les outils du menu Adjust permettent de corriger les couleurs et contrastes de l’image : luminosité (exposition et contraste) avec un bouton de réglage automatique très efficace, couleurs (saturation et vibrance), balance des blancs (température des couleurs, teinte et, pour le mode Pro, sélection du blanc à l’aide d’une pipette), zones sombres et claires, accentuation (dommage qu’on doive en passer par un double curseur intensité/rayon, assez complexe et ne donnant pas le résultat en temps réel), réduction du bruit (lumière et couleur), histogramme (très efficace et rapide, avec un mode automatique bien programmé), niveaux RVB (3 curseurs). Enfin, le mode Pro donne accès aux courbes quatre courbes RVB au lieu de l’unique du mode classique, avec trois préréglages (dynamique, plus clair, plus sombre). On l’aura compris, Photogene² intègre tous les outils classiques dans une version assez pro qui nécessite quelques connaissances de base dans le domaine.

Photogene2

Les presets permettent de retoucher rapidement ses photos

Passons à présent aux Presets. Ils sont classés selon 5 catégories : couleurs, noir et blanc, vintage, cadre et fun. La première permet ainsi d’appliquer 10 effets parmi lesquels on trouve le bleach bypass, l’accentuation des couleurs, la modification de la température, l’amélioration des photos sombres ou encore la nuit américaine. Suivent 7 effets N&B (normal, fort contraste, extrême ou inversé), 10 effets vintage plus ou moins convaincants (on retiendra notamment 70’s vintage, Cross Processed et Retro). Les bordures sont quant à elles plus proches des cadres que des bords de photographies, ce qui est toujours un peu dommage (c’est un choix de certains développeurs, sans que l’on s’explique bien pourquoi il faut être aussi dogmatique, rien n’interdisant la coexistence des deux…). Enfin, les effets « fun » ne plairont guère aux plus exigeants : recadrage horizontal façon pellicule de cinéma perforée, timbre poste, psychédélique, crayonné, forme d’icône iOS… On les réservera à un usage limité.

On soulignera l’efficacité de l’outil flou,
qui permet de simuler efficacement
une faible profondeur de champ

Photogene2

Retouches fines à l’aide du tampon ou d’un masque

Le menu retouches permet, comme son nom l’indique, effectuer de petites corrections à l’image, à l’aide de l’utilisation d’un masque dessiné du bout du doigt : Heal permet ainsi d’effacer les imperfections à l’aide d’un outil tampon. Plutôt que de dessiner, on désigne ici une zone de départ et une zone d’arrivée, dont on peut définir le rayon. Il est possible d’utiliser plusieurs zones avant d’appliquer la correction. Idéal pour gommer les imperfections d’un visage.

Les autres outils fonctionnent de façon plus classique, à l’aide d’un pinceau (réglage de la taille, du contour progressif et de l’intensité de l’effet) : color dodge, color burn, flou, niveaux de gris, et effets. A noter qu’il est possible d’effacer le masque à l’aide du pinceau, mais également de l’inverser et de choisir en l’affichage de l’effet ou du masque (en rouge).

Les effets sont au nombre de 12 : dream (léger flou), painting (sorte de postérisation), comics, postérisation (niveaux réglages), sépia, Smooth (sorte d’accentuation extrême), pixellisation (réglable), courbe dynamique, éclaircissement, cross process, filtre rouge et noir et blanc extrême. On soulignera l’efficacité de l’outil flou, qui permet de simuler efficacement une faible profondeur de champ, de façon fine.

Enfin, en mode Pro, on a la possibilité d’appliquer de la même façon un effet « personnalisé » (custom) composé de paramètres de saturation, température des couleurs, exposition, contraste, et niveaux RVB. Idéal pour des retouches très précises sur une photo !

Photogene2

Les outils de texte sont très nombreux et réussis

Dommage que Photogene² n’intègre pas de filtre de tramage, car avec ses fonctions d’intégration de texte, elle aurait pu concurrencer Halftone ! Avec 26 formes de phylactères et 18 polices de caractère, cette fonction est vraiment complète, même si l’on pourra regretter l’absence de police d’esprit réellement comic ou script. Il est également possible de personnaliser le phylactère en choisissant la forme de sa queue (triangle, bulles, flèche ou rien pour créer une légende), de son corps (circulaire, rectangulaire, à bords arrondis, étoile, nuage, octogone et cœur), la couleur du texte et son ombre, la couleur de la bordure et du fond du phylactère ainsi que leur opacité. Toutes ces options permettent donc de ajouter diverses légendes et signatures à ses photos.

Photogene2

Le vignetage et l’effet Tilt Shift sont réglables en toute simplicité

Le menu Enhance, dernier de la liste, permet d’appliquer différents effets classiques. Pour commencer, on signalera l’efficacité de l’outil de vignetage, dont on peut, à l’image de Noir Photo, par exemple, définir le centre, mais également les zones claires, sombres et de transition. Il ne manque plus que la possibilité d’orienter les axes de l’ellipse pour que cela soit parfaitement complet !

Il en va de même avec l’effet Tilt shift, rebaptisé pour l’occasion Center Focus, qui répond très bien aux commandes, que l’on utilise les curseurs ou que l’on déplace les éléments du bout du doigt à l’écran. Là encore, il ne manque plus que la possibilité de choisir la forme, uniquement circulaire, pour que l’outil soit parfait. Il existe, enfin, un mode « niveaux de gris », sorte de Tilt Shift où le flou est remplacé par un passage en niveaux de gris.

Les autres effets sont des filtres sans grande surprise, dont certains sont déjà proposés ailleurs dans l’appli (dream, painting, comics, posterize, sepia, pixellate, pencil, smooth…) et dont on s’interroge quant aux raisons de leur présence à nouveau ici…

On trouve enfin des effets de reflet sous l’image, de couleur de fond et de bordures (on peut en acheter d’autres via un achat intégré), l’ensemble étant là encore assez peu convaincant.

La fonction de collage propose
des modèles très originaux qu’on ne trouve nulle part ailleurs

Photogene2

On a rarement vu autant de modèles de collage !

De retour dans la bibliothèque, on peut activer la fonction de collage (de 2 à 6 photos) après avoir choisi les différents clichés à intégrer. Pour rappel, afin d’obtenir plus de 3 formats, il faudra débourser 1,59€ en achat intégré de l’option correspondante. On a alors accès, il faut bien le dire, à des modèles très originaux qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

Il est possible d’appliquer des effets à chacune des photos à travers le menu Presets : Bleach, Dynamic, Vivid, Cool, Warm, Crimson Sunrise, Simple B&W, High Contrast B&W, Extreme B&W, Dramatic B&W, Infrared, Noir, 20’s Vintage, 40’s Vintage, 70’s Vintage, Lomo, Cross Processed, Redscale, Retro, Golden, Old Pink, Comics, Poster, Psychedelic, Pencil Sketch, Dream, Mars, Foggy, Sunset et Purple Haze ! Il est aussi possible d’ajuster la luminosité, le contraste et la saturation de chaque photo du montage. Bref, seule la possibilité de modifier légèrement les modèles fait défaut ici, mais leur nombre est cependant suffisamment élevé pour pardonner cette lacune.

Au final, on remarquera que l’option « Pro », facturée 4,99€, n’apporte que peu d’intérêt à l’appli : ajout de système de notation aux photos, de watermark, de mémorisation des connexions via serveur FTP, courbes RVB, choix de la qualité JPEG lors de l’enregistrement, pipette pour la balance des blancs et effet personnalisé appliqué au pinceau.

Photogene2

L’appareil photo est plus puissant qu’on ne l’imaginerait

Terminons ce test avec l’appareil photo intégré qui, s’il ne sépare pas mise au point et exposition, mode stabilisateur optionnel et zoom par pincement.

On était en droit de s’attendre à un appareil classique et assez simple, mais il n’en est rien. Pour commencer, l’appareil offre la possibilité d’appliquer en temps réel 24 effets avec enregistrement en pleine résolution. Le résultat est impeccable. En revanche, de façon étrange, l’appareil fait mine d’enregistrer toutes les photos que l’on prend, comme s’il était capable de soutenir une cadence de 3 photos par secondes, mais à l’arrivée, il ne « retient » qu’un cliché par seconde, environ, soit l’équivalent des autres applis de l’App Store…

En quelques mots : se différenciant de la concurrence en proposant de nombreux effets faisant souvent l’objet d’applis dédiées (Tilt shift, comic, flou de profondeur de champ, collage à la Diptic), Photogene² a beaucoup d’atouts, quelque peu ternis par l’offre d’options au prix parfois élevé.

+ On apprécie – On regrette
  • L’interface ergonomique
  • L’appareil photo aux effets en temps réel intégré
  • La bibliothèque très bien organisée
  • Le nombre d’outils
  • Les modèles de montage originaux
  • Le cadeau pour les possesseurs du Photogene original
  • Les nombreuses options en IAP
  • Le prix élevé du mode Pro et son manque d’outils dédiés
  • Les bordures peu convaincantes

Mise à jour du 30/01/12 : La version 1.20 ajoute son lot de nouveautés : création de presets, copier/coller de traitements, partage entre iDevices, impression papier via un service spécialisé,  clarity amélioré, outil de clonage.

Configuration : iPhone, iPod Touch, iPad et iOS 4.2 ou supérieur

Lien sur l'App Store : ()