PureShotLogoSorti au début de l’année 2012, l’appareil photo 645 Pro a marqué un pas en avant avec une interface très complète, et surtout la possibilité d’enregistrer au format dRAW tiff, le tout au prix d’une interface souvent déroutante car trop riche… PureShot en reprend le principe, en supprimant le superflu pour se concentrer sur l’essentiel.

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Rappelons que 645 Pro permet d’utiliser l’ensemble des fonctions photo de l’iPhone (ISO 3200, volume shutter, histogramme, jpeg haute qualité et tiff), mais y ajoute des filtres et différents formats, ainsi qu’une interface inspirée d’un véritable appareil photo, chaque fonction étant liée à un bouton. De quoi perdre ses repères… PureShot élimine donc les fonctions cosmétiques (elle ne conserve que deux formats, 4/3 et carré) et déporte une grande partie des réglages dans un menu classique plus simple à prendre en main.

L'interface est totalement personnalisable

PureShot offre donc une interface plus épurée que sa grande sœur, avec deux bandeaux de fonctions moins enombrés. A gauche, on accède au verrouillage de la balance des blancs, au choix de calcul d’exposition (moyen ou selon un point précis), au mode nuit, au retardateur, à l’aide en ligne et à la Pellicule. A droite se trouvent les boutons plus classiques de verrouillage de l’exposition et du point, le déclencheur, la modification des informations affichées, l’accès au menu et la modification du réglage du flash.

On le voit ci-dessus, il existe trois niveaux d’affichage d’informations, sélectionnables à l’aide du boyuton « DISP. » : écran quasiment vide, affichage de la grille de composition et de l’horizon artificiel, affichage complet, affichage complet sans grille ni horizon. Et chaque élément d’information est réglé dans le menu.

Le menu permet de personnaliser l'appli

Le menu permet donc de choisir la qualité de l’image (jpeg, jpeg HQ, dRAW tiff, dont on peut même activer la compression LZW sans perte), le type de grille (aucune, règle des tiers, architecture divisant l’écran en huit colonnes sur six lignes), le format d’image (4:3 ou carré), les réglages de déclenchement (lors de l’appui, du relâchement et activation du volume shutter), les réglages de mise au point et d’exposition, de copyright (nom, année, type de licence). On peut ainsi définir finement le comportement de l’appli, qui pourra déclencher de différente façon. En effet, en maintenant enfoncé le bouton de déclenchement, on verrouille durant deux secondes l’exposition et le point, et l’on peut choisir de déclencher lorsqu’on relâche le doigt (« Lift Only ») et lorsque l’on appuie à nouveau sur le bouton (« Lift, then tap »). Il est également possible d’activer un antitremblement (affichage simple ou verrouillage de la prise de vue).

Le réglage de l’exposition s’effectue selon deux modes : calcul moyen de l’image (multizone), ou selon un point d’intérêt (spot). Il est également possible d’activer le mode nuit, dont le temps d’exposition maximal est réglable lui aussi (1/8, ¼, ½ ou 1 sec) avec prise en charge des hautes valeurs d’ISO (on passe de 800 iso à 3200 iso sur les appareils compatibles). De même l’histogramme peut être affiché selon quatre modes : luminance simple (la version classique), RVB (superposés), RVB et luminance (superposés) ou un histogramme par canal (rouge, vert, bleu et luminance). Enfin, on pourra désactiver le bruit de déclencheur (audio feedback) et la géolocalisation.

Les images ci-dessus (montages de détail à 100%) montre un comparatif entre les trois modes de sauvegarde. On le voit immédiatement, l’image du centre semble avoir bénéficié d’un traitement de l’accentuation assez agréable, associé à une compression moindre. C’est à l’évidence le meilleur compromis pour une utilisation de l’iPhone, le mode dRAW étant simplement une capture brute du capteur de l’iPhone, qui n’est pas comparable au mode RAW d’un reflex permettant de travailler plus précisément l’exposition ultérieurement. Rien de tel ici, si ce n’est un poids plus conséquent et une amélioration de la qualité qui reste à prouver…

En quelques mots : extrêmement complet, stable et personnalisable, PureShot mérite de devenir l’appareil par défaut de l’iPhone.

Mise à jour du 13/05/2013 : La version 2.0 ajoute un mode rafale, un mode bracketing et une option « plein écran » pour iPhone d’ancienne génération.

Up On apprécie Down On regrette
  • L’interface personnalisable
  • Les possibilités de contrôle et d’affichage
  • Les différents modes de qualité
  • L’aide intégrée
  • Un mode dRAW tiff plus marketing qu’autre chose

Configuration : iPhone, iPod Touch 4, iPad sous iOS 5.1 ou supérieur.

Lien sur l'App Store : PureShot (2.99EUR)