QuistCamTout juste publiée ce matin sur l’App Store, la nouvelle application photo QuistCam s’annonçait comme une intéressante variation autour de la multiexposition, ce qu’elle est en partie : si elle ne permet pas de gérer avec précision la surimpression, elle est effectivement intéressante…

Après la lomographie et l’iphoneographie, va-t-on voir naitre la quistographie ? C’est un peu l’ambition de cette appli, développée en étroit partenariat avec une photographie professionnelle, Quist, spécialisée dans la photo de portrait, et plus particulièrement versée dans l’art délicat de la multiexposition, comme le montre son site Quistography.com.

QuistCam

Un menu basique pour un appareil très simple d'utilisation

Au lancement, l’appli affiche un menu des plus sobre, arborant une barre de menu en bas de l’écran nous invitant, à l’aide d’icônes, à prendre un nouvelle photo, en charger une de ses différents albums ou à se rendre dans les options. Cette dernière partie est très réduite, puisque la seule qui nous est offerte consiste à enregistrer ou non la photo non traitée (ce qui reste cependant une bonne idée, du fait que QuistCam offre des résultat parfois inattendus).
Une fois la photo sélectionnée, le résultat s’affiche, presque instantanément, montrant l’originale métamorphosée…

QuistCam

Un exemple des résultats possibles

Tout effet appliqué génère un nouveau cliché dans la pellicule, sans qu’il soit nécessaire de sauvegarder quoique ce soit. On découvre cependant avec une certaine déception que, si l’appareil enregistre la photo originale dans sa résolution maximale, la photo traitée n’aura quant à elle droit qu’à un format réduit à 717×960 pixels… Soit 4,5 fois moins.

De plus, l’impossibilité de choisir le filtre appliqué au cliché pourra en décevoir certains par son côté hautement aléatoire. Mais c’est sans doute le fait que l’on ne puisse pas utiliser ses propres photos de texture qui rebutera le plus d’amateurs d’iphoneographie. Les plus curieux essaieront les différentes possibiltés, comme le fait d’appliquer le traitement plusieurs fois d’affilée, pour obtenir des images encore plus « extrêmes ».

Il faut donc voir QuistCam comme ce qu’elle est : un appareil aléatoire donnant des résultats intéressants, inattendus et parfois très réussis, qui ne sera pas le fer de lance de son applithèque, mais n’en demeure pas moins intéressante.

En quelques mots : en dépit d’une flexibilité quasi nulle et d’une résolution réduite (717×960), QuistCam dégage un certain charme né d’une démarche originale mais qui nécessite certainement d’être encore travaillée.

Lien sur l’App Store : QuistCam (0,79€)

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