StackablesQuand le développeur de PhotoFusion et ProCam 2 se penche sur la problématique des calques, le résultat est à la hauteur des attentes. Gérant sans aucun souci l’empilement, la fusion et la multiplication des calques, entre textures, bokeh, fuites de lumière, mais aussi les filtres d’effet, les calques de dégradé, les formes géométriques, et les calques de réglage, Stackables n’a presque rien à envier aux pros !

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Stackables est bâti sur une interface irréprochable

Bien que puissante, comme nous allons le voir, Stackables affiche une interface ergonomique et simple d’accès. En haut de l’écran se trouvent les icônes permettant, comme autant d’onglets, de passer d’un type d’édition à l’autre. Sur la droite se trouve le « menu » de gestion des calques, et en bas, les options disponibles. On peut difficilement faire plus simple. En touchant la photo, on fait disparaître le menu de droite, cependant on regrette l’impossibilité de zoomer pour mieux contrôler les effets sur les détails du cliché…

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Avec 50 textures, le choix est large !

Le premier « menu » correspond donc aux textures, que l’on choisit dans le menu de droite. On y trouve 50, ce qui est conséquent, de différents types : grain, grunge, béton, écaille, métal, mais aussi fuites de lumière et bokeh. Le curseur en bas de l’écran permet de modifier la transparence, mais aussi la saturation du calque de texture, le bouton en bas à droite servant à effectuer des rotations de 90° pour varier les effets. Une fois satisfait du résultat, on le mémorise en ajoutant un nouveau calque (sauf si ce seul effet suffit, bien sûr). Il est également possible de modifier le type de fusion à appliquer, pour des résultats dramatiquement différents : normal, overlay, soft light, scree, multiply, hard light, lighten, darken, plus lighter, plus darker, color burn, color dodge, color, luminosity, difference, exclusion, hue, saturation. Pour aider à choisir le bon mode de fusion, on pourra s’aider de la vignette de prévisualisation extrêmement pratique accompagnant chaque mode. Certains regretteront sans doute qu’il soit impossible d’importer ses propres textures dans l’appli.

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Et il faut ajouter 20 filtres d’effet très réussis

Le menu suivant permet d’appliquer un filtre à sa photo. On en trouve 20, classiques mais néanmoins très réussis, entre désaturation, traitement croisé, noir et blanc, estompage (« fade »), vintage… Il y en a pour tous les goûts et, là encore, on pourra modifier l’effet obtenu en modifiant l’intensité du filtre et son mode de fusion.

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La gestion des calques offre beaucoup de puissance à l’appli

Autre intérêt de Stackables : l’édition est non destructive, ce qui signifie que l’on peut aisément modifier ses changements en toute liberté. Ainsi, on peut jouer sur l’ordre des calques, comme le montrent les deux  photos ci-dessus, mais aussi masquer l’un des calques, en touchant l’icône en forme d’œil, pour valider un choix précis. Bref, les possibilités sont nombreuses, et d’autant plus importantes que l’on ajoute des calques !

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Même les calques ND Grad sont étonnants !

On poursuit avec le troisième « menu », consacré aux dégradés. On pourrait penser que l’offre est plus réduite ici, mais il n’en est rien, bien au contraire ! En effet, chacun des 26 dégradés se décline en trois versions : dégradé horizontal, dégradé diagonal et dégradé radial. Et à cela, il faut ajouter le curseur d’angle, qui permet d’effectuer une rotation de 90° pour obtenir l’effet désiré. Et comme toujours, on pourra jouer à la fois sur le mode de fusion et sur le curseur de transparence.

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La couleur et les motifs ne sont pas oubliés

Viennent alors les calques de couleur, qui ne se contentent pas du minimum, comme vous vous en doutez à présent, mais se déclinent en nuances affichées sur le bord gauche de l’écran (on peut choisir un calque « uni »), mais aussi en différents motifs présentés à droite. Ces 20 modèles sont à leur tour déclinés en trois modèles : simple, inversé, et « bicolores » (noir, blanc et gris). Et le curseur en bas de l’écran se voit étoffé d’une seconde fonction : la taille dudit motif. Bref, là encore, on entre dans un monde de possibilités quasi infinies !

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Les calques de réglages sont la petite touche finale !

Enfin se présente le « menu » dédié aux calques de réglage. On y jouera sur la luminosité, le contraste, la saturation, la vibrance (rebaptisée vivacité), la teinte (nuance), l’exposition, le gamma, la balance des blancs, les zones claires, les zones sombres, la balance du rouge, du vert et du bleu et la netteté. On aurait bien aimé qu’une double-tape sur le curseur le remette à son réglage initial (qui est parfois au centre), mais ce sera peut-être pour une future mise à jour. On trouve également 7 autres calques d’effet ici : vignette (noire ou blanche), sépia, flou (gaussien, de mouvement ou de zoom), tilt shift horizontal ou radial, postérisation et inversion RGB. Là encore, ce qui pourrait sembler simple voit son intérêt décuplé par les modes de fusion !

À noter que selon toute logique, il aurait été plus judicieux de présenter ce menu en premier, puisque le workflow débute généralement par cette étape primordiale, avant toute modification par effet… Mais ce n’est vraiment qu’un détail.

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La gestion des formule est là encore excellente

Terminons avec le dernier atout de Stackables, qui n’en est décidément pas dépourvu : les formules. Lorsque l’on a terminé la création de son empilement de calques, on peut l’enregistrer sous forme de formule pour la réutiliser ultérieurement. Ce dernier apparaîtra dans la liste des formules personnelles. Et, tout comme dans Mextures, ces formules restent modifiables, tous les calques étant enregistrés indépendamment. Cela fait de cette Stackables une appli hors norme que les amateurs de retouche exigeants voudront certainement ajouter à leur boîte à outils !

En quelques mots : dans la gestion des calques de texture comme d’effet, Stackables est la référence absolue sur l’App Store. Un vrai régal !

Mise à jour du 5/5/2014 : La version 1.5 ajoute de nouveaux filtres et d’un excellent outil grain.

UpOn apprécie DownOn regrette
  • La gestion parfaite des calques
  • Les possibilités innombrables de retouche
  • L’ergonomie très bien pensée
  • Le prix
  • L’absence de zoom
  • L’impossibilité d’importer des textures

Configuration : iPhone, iPod Touch ou iPad sous iOS 7.0 ou ultérieure.

Lien sur l'App Store : Stackables - Textures, effets et masques de calque (2.99EUR)