VSCO CAMQuel bonheur que de découvrir la nouvelle version de VSCO Cam ! L’appli iPhone de VSCO est en effet un modèle du genre, mariant des fonctions variées, complètes et intelligemment pensées. Rien que ça !

NoteHalfNoteHalfNoteHalfNoteHalfNoteHalf

Et l’on n’en attendait pas moins de la part de VSCO dont les ensembles de preset pour Lightroom font référence aujourd’hui qui permettent de retrouver une qualité analogique sur des clichés numériques, reproduisant avec beaucoup de détails et de fidélité les caractéristiques de pellicules argentiques. Pour des raisons de droits, cependant, on ne retrouvera pas les noms de marque ici, mais des codes plus impersonnels.

VSCO CAM

Les possesseurs de l’ancienne version se voient offrir 10 filtres…

Pour commencer, la bonne nouvelle : VSCO Cam remplace définitivement la précédente appli, qui a disparu de l’App Store, mais ses heureux possesseurs auront l’agréable surprise de découvrir qu’elle leur permet de télécharger gratuitement les 10 filtres originaux dans la nouvelle version. Pour cela, il suffit d’ouvrir l’ancienne appli et de toucher « Install Legacy Pack ». Cela lancera l’appli qui installera les 10 filtres de l’originale, et tout simplement baptisés 01 à 10. Les filtres nouvelle génération sont quant à eux nommés d’une lettre et d’un chiffre.

VSCO CAM

L’appareil photo est rapide et complet

VSCO Cam intègre donc un appareil photo complet qui permet de photographier en mode autofocus, en touch to focus (simple tape) et séparation AE/AF (touche de deux doigts). On peut également accéder aux options en touchant l’icône en forme de rouage en haut de l’écran pour activer le flash, deux grilles de composition (règle des tiers ou format carré, qui n’entraîne pas de recadrage), le mode « big button » (il suffit de toucher l’écran pour déclencher), le mode nuit (très efficace, comme il se doit) et le verrouillage de la balance des blancs. Les photos sont prises rapidement, en envoyées dans la table lumineuse de l’appli pour une retouche ultérieure.

VSCO CAM

La table lumineuse est un modèle du genre

Ladite table lumineuse est là aussi très bien pensée, puisqu’en la tirant vers le bas, on fait apparaître deux icônes : le rond permet de choisir les photos à afficher (toutes les photos, photos marquées d’un drapeau, photos éditées), et la grille le mode d’affichage (petites, moyennes ou grandes vignettes). Le bandeau gris marqué d’un « + » permet de charger de nouvelles photos depuis la Pellicule. Là, en touchant la mention « Camera Roll » en haut de l’écran, on accèdera à l’ensemble des dossiers de la Pellicule. Quand on touche une image, elle est marquée d’un carré vert ce qui permet de la marquer d’un drapeau, de la retoucher, de l’exporter  (vers la Pellicule, Instagram, Facebook, Twitter, e-mail, Weibo) ou de l’effacer. A l’exception de la retouche, on peut effectuer les opérations par lot en sélectionnant plusieurs photos (à noter que le partage par lots ne concerne que la Pellicule, Facebook et l’e-mail). Notons, tout de même, au rayon des défauts, le fait que lors du premier enregistrement de photos vers la Pellicule (5 clichés à exporter après traitement), l’iPhone 5 a planté comme jamais : impossible de quitter l’appli ou d’utiliser le bouton de veille. Il a fallu effectuer maintenir enfoncés les boutons home et le bouton veille durant plusieurs secondes pour débloquer la situation ! Cela dit, après cela, tout s’est bien passé sans problème… Voilà un bug qui va être pénible à traquer et à éradiquer ! Précisons que l’enregistrement dans la Pellicule s’accompagne de l’ensemble des données exif (la possibilité d’ajouter son nom serait un plus) et de géolocalisation, le tout en pleine résolution (dans la limite du capteur de l’iPhone, contrairement à la version précédente qui était capable de travailler avec des fichiers plus gros provenant de DSLR, et l’iPad semble « plafonner » à 4,5 Mpx).

VSCO CAM

Les filtres peuvent être réglés en intensité

La suite de retouche (chromie et filtre) affiche la prévisualisation surmontant les vignettes associées à chacun des filtres disponibles, identifiés comme nous l’avons par une lettre et un chiffre : toucher l’une de ces vignettes permet d’activer le filtre associé, dont l’icône devient un carré noir barré d’un curseur. Le toucher ouvre le réglage d’intensité du filtre, mais les habitués des excellents ensembles de presets pour Lightroom savent qu’il ne s’agit pas d’une bête « transparence », mais bel et bien d’une modification de l’intensité du traitement. A noter que dans ce mode, on découvre le nom complet du filtre (par exemple, C1 correspond à Vibrant, G3 à portrait, T1 à Moody, etc.). Mais le choix des filtres n’est pas le seul traitement applicable aux photos : en touchant le bandeau inférieur blanc, on ouvre l’accès aux options. Soit choix du filtre, corrections de chromie, annulation de la dernière opération et retour à l’original (l’édition étant non destructrice, on peut retrouver l’originale même après enregistrement).

VSCO CAM

Les outils de retouche sont nombreux et simples d’utilisation

Les outils de correction sont très nombreux et complets : exposition, température de couleur, contraste, rotation (par pas de 90° ou degré par degré), recadrage (formats 3:2, 4:3, 5:4, 1:1, 4:5, 3:4 et 2:3), décoloration, vignettage, teinte, saturation, récupération des zones sombres et des zones claires, accentuation et grain. Chaque paramètre est réglable à l’aide d’un curseur. On est donc en présence d’une suite très complète, qui de plus limite intentionnellement l’intensité des traitements pour éviter tout résultat calamiteux (pas de pseudo HDR criard à attendre ici, en d’autres termes). Il faudrait juste qu’une future mise à jour ajoute des fuites de lumière pour parfaire le tout !

 

L’appli intègre également une fonction de partage de photos, baptisée VSCO Grid, définie comme « une plateforme de publication minimaliste pour montrer le meilleur de l’iphoneographie ». Pour y accéder, il faut ouvrir un compte, mais aussi attendre la réception d’un code d’activation, pour éviter que les serveurs ne soient saturés. Vous pouvez cependant voir un exemple publié par Kevin Russ. En attendant, on pourra toujours se pencher sur les excellents articles publiés sur le blog de l’éditeur, accessibles depuis l’appli, et qui permettent de découvrir le travail d’excellents photographes.

VSCO CAM

La gratuité n’est que de façade, mais le pack est intéressant

Mais si VSCO Cam est gratuite lors du téléchargement, elle intègre également des achats optionnels permettant d’accéder à de nouveaux filtres : on trouve ainsi Portraits, Faded & Moody, Black & White Heavy Fade, Analog Classic, Mellow / Fade, Instant Classic, Bright + Warm, Mood : Subtle Fade, Black & White Classic, Instant + Warm, Bright + Clean, Black & White Moody, Mood : Underexposed, Instant + Cool, Vibrant Classic et enfin Black & White Light Tone. Chaque « pack » ne contient cependant que trois filtres et est vendu 89 cts, ce qui peut s’avérer très onéreux en cas de crise de boulimie. Heureusement, plutôt que d’inviter à acquérir chaque pack à l’unité (pour un total de 14,24€), l’appli propose l’ensemble des 48 presets au prix très intéressant de 5,49€, soit 70% de remise. Et il reste possible de n’acquérir que les filtres dont on aura surtout besoin.

VSCO CAM

Deux exemples de filtres Instantanés

Mais qu’en est-il de ces nouveaux presets ? L’achat en vaut-il le prix demandé ? Oui, si l’on apprécie le rendu « analogique » des filtres de VSCO (et il serait étonnant qu’il en aille autrement lorsque l’on télécharge VSCO Cam, non ?). Les noir et blanc (B) sont variés, les portraits (G) ont de belles saturations et les filtres « analogiques » et instantanés (K et P) très bien rendus. Dommage, cependant, que les filtres soient ajoutés après les filtres gratuits, et non pas regroupés par famille, ainsi, on trouve les noir et blanc B1 et B5 en début de liste, et il faut passer les 7 filtres suivants (ou 17 si l’on dispose des 10 originaux) pour accéder aux B2, B3, B4 et B6. Cela dit, en passant par les réglages et préférences, on pourra tout réordonner, filtres comme outils, tâche fastidieuse car effectuée filtre par filtre (mais facilité tout de même par la présence de codes couleur identifiant chaque ensemble). Il aurait tout de même été plus simple de proposer un tri logique par défaut… [ce point a été corrigé depuis]

En quelques mots : appli extrêmement complète, accessible et puissante, VSCO Cam devrait s’imposer comme un incontournable auprès des iphoneographes, d’autant que la version gratuite permet d’en découvrir la richesse sans risque.

Up On apprécie Down On regrette
  • La richesse des filtres
  • La puissance des outils de retouche
  • L’ergonomie générale
  • La gratuité
  • l’édition non destructrice
  • Le classement des filtres en IAP
  • Pas d’effets de fuite de lumière

Configuration : iPhone 3GS, iPod Touch 3 ou iPad sous iOS 6.0 ou supérieur.

Lien sur l'App Store : VSCO (gratuite)