Le site par lequel le phénomène de l’iphoneographie a débuté, iphoneography.com, met aujourd’hui un terme à son existence. Son créateur, Glyn Evans, explique sa décision difficile en partie par le manque de nouveautés sur le front des appris, et en partie par le fait qu’une frange des « photographes mobiles » a choisi d’abandonner et de tourner en dérision le terme d’iphoneographie qu’il avait inventé. On peut comprendre, bien évidemment, que la charge d’alimenter seul un blog devenu une référence a de quoi user à long terme, et qu’il choisisse de se focaliser sur la photo et d’autres activités.

En ce qui concerne le ronronnement de l’App Store, on ne sera cependant pas aussi catégorique, tant s’en faut. Certes, nous sommes loin des débuts qui ont vu naitre une véritable révolution, avec l’apparition d’applis en tous genres, inventant ce qui allait devenir cette pratique nouvelle de la photographie. Cependant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et si nombre de développeurs se contentent de recopier – bien ou mal – ce que d’autres ont inventé, il faut reconnaitre que des programmeurs talentueux sont encore capables de nous étonner. On pourra citer, parmi les récentes applis, SnappyCam Pro, qui a poussé l’iPhone dans ses retranchements en termes de vitesse de prise de vue, ReelCam Pro, étonnant appareil capable de produire des photos de groupe quasi parfaites, Leonardo, qui rapproche plus que jamais l’iPhone et les ordinateurs utilisant Photoshop, grâce à ses outils puissants et sa compatibilité avec le format psd, sans compter l’arrivée de VSCO Cam, qui continue de relier les ponts…

Nous continuerons donc de suivre avec vous l’actualité de l’iphoneographie, de la photo mobile ou de tout autre nom que l’on donnera à cette pratique artistique, d’en interroger les figures importantes (à l’image de Pierre Le Govic, qui fait entrer l’iphoneographie dans la maturité en France), et bien sûr de tester les nouvelles applis qui, soyons-en sûrs, sauront encore nous réserver de belles surprises. Et nous terminerons en remerciant Glyn Evans, en grande partie grâce auquel i comme photo est né, qui nous a permis de découvrir ce qui est devenu une véritable passion à temps plein.